11/03/2010

Le peuple votera!

Secrétariat du Grand Conseil

Projet présenté par les députés :
Mmes et MM. Eric Stauffer, Mauro Poggia, Roger Golay, Thierry Cerutti, Claude Jeanneret, Jean-François Girardet, Pascal Spuhler, Sandro Pistis, Henry Rappaz, Dominique Rolle, Fabien Delaloye, André Python, Guillaume Sauty, Olivier Sauty, Jean-Marie Voumard, Florian Gander, Marie-Thérèse Engelberts

Date de dépôt : 11 mars 2010

PL 10xxx

Projet de loi

modifiant la constitution de la République et canton de Genève (A 2 00) (Emplois liés à l’exercice de la puissance publique au sein de l’administration réservés aux ressortissants suisses)

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève
décrète ce qui suit :

Article unique Modifications

La Constitution de la République et canton de Genève, du 24 mai 1847, est modifiée comme suit :

Art. 174C Emplois liés à l’exercice de la puissance publique (nouveau)

Les emplois liés à l’exercice de la puissance publique et destinés à sauvegarder les intérêts généraux de l’Etat ou d’autres collectivités publiques au sein de l’administration publique ou d’une entité juridique à laquelle des tâches de droit public ont été déléguées sont réservés aux ressortissants suisses.


EXPOSÉ DES MOTIFS

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27/08/2009

Initiative populaire cantonale - Pour la dignité des personnes âgées dépendantes!

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initiative - Pour la dignité des personnes âgées dépendantes.pdf

 

Affiche_MCG.jpg

 

Pourquoi une initiative cantonale pour la dignité des personnes âgées dépendantes?

Oui à la dignité, non au retour à la barbarie!

En faisons-nous assez pour nos aînés ayant de plus en plus de peine à conserver leur autonomie en raison de leur grand âge ? Certains pensent que nous en faisons déjà trop. C’est la philosophie que cache mal le projet de loi dit «de gestion» sur les EMS présenté par le Conseil d’État, débattu actuellement par le Grand Conseil. Sous couvert de «maîtrise des coûts», ce projet vise, à terme, à réduire les prestations aux personnes âgées qui en ont besoin, à rationner les soins et les lieux de vie qui les accueillent. Nous disons non à cette régression. Ce n’est pas parce que d’autres pays prennent moins bien soin de leurs aînés que nous devons les suivre sur cette voie. En Suisse, nous avons nos valeurs. Surtout quand il s’agit de la dignité de nos aînés.

Nos aînés sont des humains, donc des êtres libres. On fait dire à nos aînés ce qu’ils ne pensent pas forcément. Faut-il demeurer à tout prix, le plus longtemps possible, à son domicile ? La solitude et l’isolement, l’insécurité, la dépression, la malnutrition, le manque d’hygiène et la difficulté à accomplir les gestes du quotidien sont le lot d’un grand nombre d’aînés que les bureaucrates ont décidé «d’assigner à domicile». D’abord et uniquement parce qu’il paraît que cela coûte moins cher. Ensuite, parce que l’imprévoyance des politiques se traduit par un cruel manque de places dans des établissements adaptés.

La plus grande salle d’attente pour celles et ceux qui devraient être accueillis en EMS? L’hôpital cantonal ! Quand on sait qu’une journée d’hôpital coûte jusqu’à cinq fois le coût de la journée en EMS, on se demande bien où se situe l’économie… Les aînés en perte d’autonomie doivent donc pouvoir décider eux-mêmes, librement, avec leurs proches, en temps opportun, du moment le plus judicieux pour leur entrée en EMS.

Va-t-on en EMS pour mourir ou pour vivre le mieux possible?

La politique de nos Autorités visant à entrer en EMS le plus tard possible fait de ces établissements le contraire de ce qu’ils devraient être, à savoir des lieux de vie propres à offrir à leurs résidents le meilleur épanouissement possible, le plu longtemps possible, avec la plus grande autonomie possible. Cette politique inhumaine fait des EMS des «mouroirs» où, forcément, personne ne veut aller et où les conditions de travail pour le personnel sont très souvent au-delà du supportable. Ce que ces technocrates n’ont pas compris, c’est qu’il est de loin plus avantageux et intéressant pour tous d’avoir une population en EMS où les résidents peuvent encore s’entraider et s’apprécier, où la diversité est une richesse pour tous, bref, une société solidaire, à visage humain et pas simplement une salle d’attente avant l’ultime départ…

Les droits humains s’arrêtent-ils à la porte des EMS?

Les personnes âgées en perte d’autonomie, tout comme leurs familles, ont des droits inaliénables. L’État ne veut pas le reconnaître et risque bientôt de décider de manière technocratique qui doit aller en EMS à quel moment et à quel endroit. L’État ne veut pas reconnaître que le lieu de vie des personnes âgées en EMS soit reconnu comme leur lieu de domicile, avec tous les droits qui en découlent. Quelles sont les dispositions applicables, quels sont les droits de la famille, quels sont les devoirs des uns et des autres, lorsqu’une personne âgée – ce qui arrive, hélas ! – perd sa capacité de discernement ? Résidents et responsables d’EMS sont unanimes sur ce point : la situation actuelle est inadmissible ! Elle est surtout indigne de notre société et notre époque.

Après la pénurie de logements, la pénurie d’EMS?

Gouverner, n’est-ce pas prévoir? L’État fait tout le contraire… Par imprévoyance, les yeux rivés sur le déficit des comptes de l’État, les politiques ont gelé la construction d’EMS, gelé l’engagement de personnel, gelé les salaires…

On voudrait organiser la pénurie qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Désormais, ce qui se prépare en catimini, c’est de retarder encore l’entrée en EMS des personnes qui pourtant y auraient droit : «Non, Madame, Non, Monsieur, vous n’êtes pas encore assez malade, pas encore assez handicapé pour être admis en EMS! Débrouillez-vous chez vous encore quelque temps. Peut-être votre problème va-t-il se régler de lui-même?» En effet : quand on ne trouve pas de logement, on est disposé à patienter encore quelque temps, puisqu’il le faut bien! Mais quand on a atteint le grand âge, qu’on a perdu son autonomie?

Au lieu de se désengager, de s’en laver les mains, l’État devrait s’investir.

 

C’est pourquoi nous voulons ancrer ce devoir – celui de réserver un traitement respectueux à nos aînés en perte d’autonomie – dans la constitution genevoise.

Avec des principes simples et clairs; Liberté, dignité, solidarité, affection, reconnaissance, respect.

Parce qu’ils le valent bien!!!

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02/04/2009

Affiches du MCG pour les votations du 17 mai

Affiche_IN134-verfinal.jpgJury-Populaire.jpg

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