13/10/2014

La mauvaise foi du Président du Grand Conseil avec le son et l'image!

Chers Concitoyens,

Vous m'entendrez clairement invoquer l'article 79a ou je demande simplement et comme le règlement m'y autorise l'application dudit règlement! A savoir la lecture de l'amendement mis au vote!

Pour visionner les images :

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/visionnez-evacuation-deric-stauffer-video/story/24485239

 

Extrait LRGC:
Art. 79A(19) Rappel du règlement
Un député peut en tout temps interrompre le débat pour inviter le bureau à faire appliquer le règlement. 

 

Cette image LES GENEVOIS NE L'OUBLIERONS JAMAIS !

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17:53 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | | | |

12/10/2014

LE PS SOUTIENT LE COMMERCE POLITIQUE INEQUITABLE

Bien des Genevois pourraient dire que j’ai, une fois de plus, fait un esclandre pour le seul plaisir de faire parler de moi et du Mouvement Citoyens Genevois.

La réalité est tout autre, j’ai mis en mouvement la voix citoyenne que nous représentons. Ces citoyens qui ont majoritairement procédé aux changements des règles électorales comme le leur proposaient les constituants. Je l’ai fait avec d’autant plus de conviction que je n’étais pas nécessairement favorable au nouveau texte. Mais en démocratie, il faut savoir, une fois que le Souverain s’est exprimé, défendre sa volonté jusqu’au bout et dans les détails.

Ce d’autant que le projet de loi que nous proposait le Conseil d’Etat était une interprétation fidèle des nouvelles règles constitutionnelles en élections majoritaires.


En résumé, selon ce projet de loi, il n’était plus possible de construire de toutes pièces des listes de traverses entre les deux tours. Seules les listes présentes au premier tour participaient au second. Une façon claire et démocratique de mettre un terme à ces pratiques, peu glorieuses, qui ne visent qu'à lutter sur le fond mais qui n’ont d’autre stratégie que d’attaquer des personnes. Le cas de Vernier est l’archétype de ce procédé qui a permis d’associer la carpe, le lapin et l’âne pour barrer la route au vainqueur de l’élection précédente.
Le gouvernement tenait à ce que prime le système de concorde, qui fait la stabilité de la Suisse, et qui nous épargne ces trafics malsains. Pour faire court, le Conseil d’Etat voulait une expression équitable de la volonté populaire.

En termes moins théoriques, ce que visait le conseil d’Etat dans son projet était de s’assurer que la volonté populaire exprimée au premier tour ne serait pas travestie pas des « combinazzione » d’entre deux tours.
Tout au contraire, les partis qui tiennent la majorité des pouvoirs ont bien compris que ce projet, s’il était bénéfique à une réelle traduction législative de la volonté des constituants, n’en mettait pas moins leur florissant commerce électoral en péril.

La réelle surprise, pour moi comme pour mon groupe, fut de constater que ces iniquités étaient soutenues par le président Droin, par ailleurs défenseur du commerce équitable. C’est dire si la menace électorale était sérieuse pour qu’il soit capable d’aller contre les principes qu’il défend et le font vivre au quotidien.
C’est contre cela et uniquement contre cela que le MCG, par ma voix, s’est élevé. Le président du parlement, appartenant à l’une des formations les plus assidues à ce genre de pratiques, ne voulait pas entendre parler d’amendements qui ramènent la normale et il a opté pour le coup de force. Comme cela avait cours dans les années 30 dans certains pays d’Europe.

J’ai alors, comme l’exige la LRGC, quitté ma place de deuxième Vice-Président du Parlement, pour reprendre ma place de député de rang. J’ai alors exigé l’application pur et simple de l’article 79 lettre a de la dite loi, constatant que la manœuvre présidentielle violait gravement nos règles. Faire voter un amendement sans l'avoir distribuer sans l'avoir lu, n'était pas acceptable!

C’est alors que, comme tout président en proie à la perte du contrôle de soi, il a fait appel aux forces de l’ordre pour me faire évacuer. Pourquoi? Pour avoir demandé l'application de la LRGC, c'est-à-dire a tout le moins lire l'amendement proposé au vote! C'est la moindre des choses!

image.jpgIl faut savoir que depuis la révolution faziste, ce genre d’incident ne s’est plus reproduit. Ce qui m’amène à deux constatations. La première est que l’on ne prend pas la présidence d’un parlement si l’on ne sait pas conduire une telle assemblée dans ses moments les plus forts, c'est-à-dire lorsqu’une majorité entend priver le Peuple Souverain de ses droit légitimes, plus précisément l’interdiction de modifier le résultat de sa volonté par des listes de traverse qui n’étaient pas présentes au premier tour.

La seconde est que la révolution faziste a été menée contre les patriciens pour permettre au Peuple d’avoir voix au chapitre et qu’il est pour le moins cocasse de constater que 167 ans plus tard, ce sont ceux qui s’affichent comme étant les successeurs des radicaux dans la lutte pour les petites gens, le Parti Socialiste, qui les trahissent en s’acoquinant aux bourgeois modernes et aux conservateurs catholiques du PDC pour permettre de violer sa volonté exprimée dans les urnes.

Le sommet de l’infamie aura été que le président profite d’une suspension de séance et du départ d’un tiers du parlement pour faire voter cette loi inique. Chavannes a dû se retourner dans sa tombe !
Il y a dans ce parti un chef de file au PS qui accuse volontiers les autres, ceux qui ne conviennent pas à sa vision hégémonique, d’avoir des comportements et des attitudes à tendance « fachistoïdes ». Il sait désormais qu’il a dans ses propres rangs des éléments, et non des moindres, qui vont, franco, au-delà de la simple tendance.

Eric Stauffer

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07/11/2013

PLANQUE à BAUDET LE GOUVERNEMENT CHARGE LA MULE!


Le gouvernement sortant les aura décidément toutes faites.

Outre sa majorité incompétente sur le terrain, la voici à l’œuvre dans les relations avec ses collaborateurs, les fonctionnaires.

La fonction publique, comme les citoyens, ont appris hier que le Conseil d'Etat, majoritairement composé de sortants faut-il le rappeler ici, entend faire passer une loi visant à ne pas verser d'annuités aux fonctionnaires sur l'année 2014.

Non seulement un gouvernement en pareille situation se contente d’administrer les affaires courantes, mais encore un gouvernement digne de ce nom sait bien que le verdict sorti des urnes en octobre ne lui laisse aucune chance d’atteindre l’objectif annoncé.

Personne n’ose croire que cette tentative de putsch, la non application d’un texte voté par le parlement et assurant le versement desdites annuités, serait le baroud d’honneur du ministre des finances dont la formation politique a subi un revers magistral en octobre dernier.

Dans cette affaire il y a le fond et la manière. Sur le fond, On peut imaginer que les fonctionnaires, à tout le moins les plus hauts revenus, puissent faire un effort financier en situation conjoncturelle difficile. Encore faudrait-il qu’il y ait crise. Sur la forme, il me paraît clairement inadmissible d’annoncer, à brûle pour point, le gel des annuités sous prétexte que le Gouvernement à d'autres priorités!

Il convient de rappeler ici que la première des priorités de l’Exécutif est d’assurer une gestion efficiente de l’Etat visant à en assurer la pérennité. Une telle décision tend à masquer l’ineptie de certaines politiques et donc une action totalement inefficiente avec pour conséquence la mise au risque de la pérennité d’un Etat bénéficiant d’une fonction publique dévouée.

En lançant une telle offensive, ces élus - qui n’auront bientôt plus rien à dire- non seulement ouvrent un conflit inutile mais en plus ils ne démontrent aucunement que cette mesure est indispensable.

Si on s’attarde à la circulaire qui a été transmise à tous les collaborateurs de l'Etat hier: "la suspension de l'indemnité n'est donc pas la conséquence d'une mauvaise conjoncture économique, mais sert à financer de nouvelles prestations prioritaires". Et de prendre pour exemple, la réforme du cycle d'orientation et le mercredi matin ajouté à l'horaire scolaire, on se dite que c’est cet équipage bancal qui devrait retourner à l’école de la République.

En français on appelle ça déshabiller Paul pour habiller Jaques avec pour résultat que les deux attrapent la grippe !

Il y a bien d’autres secteurs, à commencer par mettre un terme à ces travaux de voiries plus débiles les uns que les autres ou encore ceux qui s’ingénient à perturber les déplacements professionnels de nos entreprises ce qui fait exploser les heures chômées et partant autant de rentrées fiscales perdues. Le tout au nom du dogme.

Pour ceux qui seraient tenté de faire passer la pilule en expliquant que la fonction publique a déjà eu son cadeau par le sauvetage des caisses de pension, je répondrai que les Genevois ont surtout payé la gestion calamiteuse d'un gouvernement qui, depuis les années 90, s’est ingénié à cacher sous les tapis, la mauvaise santé des caisses. Et encore faudra-t-il bientôt, et en urgence, voler au secours de celle des TPG qui n’est pas en bien meilleure condition.

En en mot comme en cent, ne faites pas porter à la fonction publique le fardeau de vos errements.

Dans une démocratie les responsabilités sont avant tout politiques. Il appartient clairement à ceux qui ont sollicité les suffrages du Peuple pour cela, de gouverner en veillant scrupuleusement à la parfaite adéquation entre les dépenses publiques et leur résultat réel.

Cela s’appelle l’efficience. Il ne fait aucun doute que ce gouvernement, comme ceux qui, composés des mêmes partis, se sont succédé depuis le début des crises à répétition des années 90, ont clairement été déficients.

Il n’y a pas pire façon de sortir de scène qu’en lançant une forme d’opprobre sur les fonctionnaires alors même qu’ils sont dépendants des politique qu’on leur ordonne d’appliquer.

Si les urnes devaient nous imposer une composition politique identique à celle-ci, il ne fait aucun doute que c’est la même politique qui sortira de ce tonneau-là.
Et comme le dit l’adage, puisque le vin est tiré il faudra le boire. Une fois de plus ce sera le Peuple qui aura la gueule de bois et les fonctionnaires qui serviront de fusibles à des actions politiques toujours moins respectueuses du denier public.

Cette annonce a toutefois du bon. Elle montre aux électeurs qu’en renvoyant les mêmes partis à la Tour Baudet, ils resteront des mules corvéables à souhait.

Eric Stauffer
Candidat au Conseil d'Etat

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