07/11/2013

RENE LONGET OU LE CREUX DU VENT

Comme toujours lorsqu’il s’agit d’assumer les retours d’actions inappropriées, M. Longet essaie d’éviter le tir dont l’équipe qu’il vice-présidait pourrait être la cible.

Avec un aplomb qui lui est propre, cet ancien dirigeant politique conteste avoir pris de mauvaises décisions alors même que le conseil qui lui a succédé a renvoyé la direction des SIG précisément à cause d’une politique éolienne qui brassait plus le vent qu’elle n’en tirerait jamais les juteux bénéfices promis.

Malheureusement les faits sont têtus et les maths encore plus. Force est de constater que ce conseil d’administration des SIG était plus prompt à dénoncer ceux de ses membres qui tiraient les sonnettes d’alarme qu’il n’a su s’alarmer sur les dérives manifestes de la direction qu’il a lui-même mise en place.

Dans l’affaire Ennova, que constate-t-on d’autre si ce n’est une course effrénée à la gloriole, à l’intérieur même de la direction des SIG, sous les yeux d’un conseil d’administration qui, telle la Belle au Bois dormant, était totalement anesthésié par les contes euphorisants de Sieur Peyrot.

Cette attitude de déni, M. Longet en est coutumier. A Onex par exemple il n’hésite pas à contester les résultats globaux de l’exécutif qui lui a succédé ou plus encore ceux du dicastère dont j’ai la responsabilité. Pourtant, la Cour des Comptes a bel et bien relevé des dysfonctionnements significatifs dont, à mots couverts, il est le responsable.

M. Longet pense juste, mais à posteriori, comme tous « yaka ». Il croit que ses mots peuvent guérir les maux qu’il a provoqué. En bon fils d’Eole, l’activité principale de M. Longet est de brasser du vent.

Si ceux qui étaient autour de la table de ce conseil avait bien voulu écouter le représentant du MCG au lieu de le rallier, leur lecture des contrats aurait peut-être été plus attentive. Ils auraient notamment vu que ce contrat était quasiment léonin, avec un engagement de plus d'un milliard de francs, et que le prix du courant produit était tout simplement astronomique.

Mieux encore, si la ministre de tutelle, Mme Rochat, avait été aussi réactive que M. Maudet qui lui a succédé, les SIG ne seraient peut-être pas trouvés dans une pareille situation.

Seulement voilà, ceux qui aujourd’hui poussent des cris d’orfaie sont majoritairement des girouettes sous l’influence des vents dominants alors qu’en leur qualité de responsables de biens publics, c’est des vents contraires qu’ils devaient surveiller. Le diable se cachant toujours dans les détails, c’est là qu’il fallait envoyer les limiers et non pas caresser la bête « profit » dans le sens du poil. Le propre de chimères est d’être séduisantes de loin mais, dans le monde réel, loin d’être séduisantes.

image.jpgDans chacun de ces secteurs du jeu, M. Longet était absent, plus exactement inexistant. A croire qu’à force de fréquenter les cours d’Eole il est devenu un courant d’air lui-même.

On nous annonce, du côté de la ville, une mise en œuvre de la Cour des Comptes. C’est en effet une excellente idée. Il sied néanmoins de préciser que j'ai saisi la Cour des Comptes en juin 2013. Je me réjouis que cette Institution ayant un accès illimité aux pièces du dossier, notamment les PV du conseil d’administration, pourra être encore mieux en mesure de constater les errements de ce dernier dans le contrôle des options de la direction. Il n’est donc pas exclu qu’elle demande des comptes à ceux-là même qui l’auront mise en branle, y compris l’inénarrable Longet.


Eric Stauffer

PS: M.Longet je vous invite à regarder la vidéo ci-dessous (a noter que les remerciements officiels émanent, notamment, du Conseil d'Administration, j'ai un blanc ! Vous en faite partie non?):


http://www.rts.ch/info/regions/geneve/5341885-l-accord-en...

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