19/07/2007

Pédiatres privés à Genève "touche pas à mes privilèges"

Création d'un service de consultation "SOS Pédiatres"

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En date du 16 juillet 2007 j'ai déposé une Résolution parlementaire intitulée:
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Modification de la couverture médicale privée pédiatrique sur le canton de Genève
Ou j'explique la situation pour le moins hubuesque des consultations en "urgence" pédiatrique, je cite;

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Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève
considérant:
-          Que le contexte actuel n’impose aucune astreinte aux pédiatres d’assurer une couverture médicale diurne et nocturne.
-          Qu’il apparait qu’une centaine de pédiatres privés sont inscrits dans l’annuaire téléphonique.
-          Que les pédiatres sont considérés, depuis environ 10 ans, comme médecins de premier recours (premier médecin de contact « orientation des patients ») pour les enfants.
-          Que la couverture de consultation pédiatrique privée, durant la nuit, les week-ends et les jours fériés, est largement insatisfaisante en rapport des besoins de la population, entrainant une surcharge du service public avec des délais d’attente conséquents.

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Invite le Conseil d'Etat :
- A modifier le règlement d’application sur les professions de la santé (K 3.02.01 article 5), afin d’assurer une permanence de consultation pédiatrique privée, 24 heures sur 24, 365 jours par année.
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La loi sur la santé est claire :

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(K 1.03 loi du 1er septembre 2006) Art. 93 Service de garde

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1 Les professionnels de la santé assurent des services de garde de manière à garantir les besoins en soins de la population.
2 Le Conseil d'Etat désigne les professions de la santé qui sont tenues d'assurer de tels services.
3 Au cas où les conditions de l'alinéa 1 ne sont pas respectées, il peut exiger des associations professionnelles concernées la mise en place d'un service de garde.
(K 3.02.01 règlement d’application du 1er septembre 2006)

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Art. 5   Service de garde
1 En application de l'article 93 de la loi, les ambulanciers ainsi que les professionnels de la santé exerçant à titre indépendant une des professions suivantes sont astreints à un service de garde :
–          médecin;
–          médecin-dentiste;
–          pharmacien;
–          infirmier;
–          sage-femme.
2 Les modalités d'organisation et d'application des services de garde sont soumises, pour approbation, par les associations professionnelles concernées, à la direction générale de la santé.

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Le règlement d’application K 3.02.01  du 1er septembre 2006, prévoit une astreinte au service de garde. En effet les professions médicales « médecin et médecin-dentiste » étant établie comme –médecin de premier recours – sont astreints à un service de garde.
Il sied de préciser que les médecins-pédiatres ont également été déclarés médecins de premier recours depuis environ 10 ans.

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Qu’à ce titre, ils doivent également être astreints à un service de garde de manière à garantir les besoins en soin de la population.
L’application du règlement sur les professions de la santé astreint les médecins de premier secours – médecins généralistes -  à un service de garde 24 heures sur 24, ce 365 jours par an. Ceci est concrétisé par l’AMG et SOS Médecin.
Si la base légale pour une permanence de consultation médicale existe bel et bien pour les médecins dit « généralistes », rien n’a été spécifiquement prévu pour les médecins-pédiatres, qui pourtant ont été déclarés « médecins de premier recours ».

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Analyse factuelle de la situation présente :

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Genève dispose d’environ 100 pédiatres qui opérent dans le secteur privé. Bon nombres d’entre eux travaillent à temps partiel. La résultante se traduit pour la centaine de pédiatres inscrits, à  55 postes à temps plein, ce qui est très largement insuffisant  pour les besoins de la population.

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Dès 19h00, voir avant, les jours fériés et les week-ends, les parents désirant consulter leurs pédiatres en urgence (même pendant les heures d’ouverture des cabinets) ne peuvent le faire aux prétextes ;
-          que vu le nombre insuffisant de pédiatres sur Genève, l’agenda de ces derniers est complet.
-          que durant la nuit, les week-ends et les jours fériés aucune possibilité n’est offerte aux parents désirant consulter un pédiatre du secteur privé, outre certaines structures d’urgence privées, qui sont pour le moins inadaptées et  onéreuses.
Ce qui oblige les parents à se rendre à l’Hôpital des Enfants (HUG) pour des consultations dites « d’Urgence » avec des délais d’attente compris entre 2 et 4 heures, et souvent pour des consultations n’excédant pas 10minutes et en aucun cas aboutissant à une hospitalisation. En effet lors de grippes, fortes fièvres, céphalées, otites, la structure des urgences pédiatrique –Hôpital des Enfants n’est pas adaptée, sans parler du facteur « stress » de l’enfant et des parents confinés pendant des heures dans la salle d’attente !
En effet, il apparait qu’une simple consultation à domicile – modèle AMG ou SOS médecins – serait appropriée et largement suffisante.

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Imaginez un seul instant que l’AMG et SOS Médecin soient suprimés, le nombre de consultations aux urgences « adultes » serait multipliés par 5 au moins. Allongeant le temps d’attente à quasiment 12 à 14 heures ! Vous en conviendrez une telle situation ne serait pas acceptable. Et c’est pour ce juste motif que le Conseil d’État a mis en œuvre le règlement d’application K 3.02.01  du 1er septembre 2006, qui prévoit une astreinte au service de garde pour le secteur privé.
Nous savons tous que la pédiatrie est une spécialisation très pointue, et que les internes généralistes ne sont pas forcement équipés pour diagnostiquer sur un enfant de 10 mois ou 2 ans.

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Les pédiatres ayant obtenu le titre « de médecin de premier recours sur l’enfant » il y a environ 10 ans, correspond exactement à la définition de leurs spécialisations. Raison pour laquelle nous demandons au Conseil d’État de modifier le règlement d’application sur les professions de la santé (K 3.02.01 article 5), afin d’assurer une permanence de consultation pédiatrique privée, 24 heures sur 24, 365 jours par année.
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A la lecture de l'article du 19 juillet 2007 (http://www.mcge.ch/TdG_19_jui_07_PED.pdf )
Les Pédiatres du secteur privé prétendent qu’il est normal que les parents se déplace avec leurs enfants pour aller consulter (jusqu’à 22h00) à la Tour ou aux Grangettes ou à la Pédiatrie…. Peut importe si l’enfant à 40 de fièvre ou autre ne nécessitant pas d’hospitalisation et qu’il doit attendre de 2 à 4 heures, pour dans la plupart des cas avoir 10 minutes de consultation! Et bien moi je trouve qu’il est plus normal que les pédiatres assurent un service (conformément à la loi) de consultation à l’image de SOS Médecins…..  24 heures sur 24 !

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Je continue à travailler pour améliorer le quotidien des résidents genevois, telle est ma mission et tel est mon devoir d'élu.

 

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Eric Stauffer

Député

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09/07/2007

S.I.G. - Monopole d’état et les millions de francs de Bonus payé à la direction générale !

En date du 9 juillet 2007 voici la Résolution que j'ai déposée au Grand Conseil Genevois...

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Citoyens de Genève -Réagissez- c'est de votre porte monnaie qu'il s'agit!

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Extrait de la Résolution.....

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Il va sans dire qu’une telle situation n’est pas tolérable ! Comment a-t-on pu en arriver là ?

. Nous avons une société d’État (établissement public autonome) qui est au bénéfice d’un monopole étatique dans la fourniture de l’électricité, l’eau, et le gaz. Vous l’aurez compris, nous parlons ici des Services Industriels Genevois. Il sied de préciser que les prix pratiqués par les SIG sont nettement supérieurs à la moyenne européenne, notamment en comparaison avec Électricité et Gaz de France. En effet, les tarifs genevois des SIG sont environ 3,5 fois supérieurs aux tarifs pratiqués juste de l’autre côté de la frontière.

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Pour être clair, un résident genevois ne peut choisir son fournisseur, il est obligé d’accepter la livraison des SIG et les prix pratiqués.

D’autre part, il faut savoir que les prix des SIG sont calculés comme suit :

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Coûts de production
+
Coûts d’approvisionnement
+
Coûts d’exploitation
+
Un bénéfice
+
Charges salariales = Tarifs appliqués aux résidents genevois.

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Dans les charges salariales sont inclus évidemment les salaires, mais très bizarrement des bonus sont payés aux membres de la direction générale qui se chiffrent en millions de francs ! Vous avez bien lu, en millions de francs ! 
billetsbilletsbillets

 

Avons-nous créé la caste des fonctionnaires nantis et les autres à qui depuis bien trop longtemps on demande de faire des sacrifices en bloquant les salaires, au motif que Genève n’a plus d’argent et que la dette de 13 milliards de francs coûte 1 million par jour d’intérêt débiteur.

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Comment le Conseil d’État, qui est l’autorité de surveillance des SIG, peut-il tolérer cette incurie ? Le citoyen doit-il, outre les tarifs exorbitants facturés par les SIG assumer les bonus de millions de francs versés à une élite de fonctionnaires, pour des fournitures et des tarifs imposés par un MONOPOLE  ÉTATIQUE?

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Outre cette situation pour le moins, scandaleuse comment ce gouvernement peut-il avoir l’outrecuidante de bloquer l’augmentation des salaires, d’interdire le paiement des heures supplémentaires des autres employés de l’État, en résumé de faire des économies sur le dos de la quasi-totalité des fonctionnaires en leur demandant de faire des sacrifices, et par ailleurs de laisser payer des millions de francs de bonus, outre un 13ème salaire à ceux des SIG.
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Il est temps de remettre le citoyen de ce canton au centre des débats !
Non, Messieurs les Conseillers d’ État, le citoyen genevois n’est pas un mouton que l’on peut tondre indéfiniment !

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Eric Stauffer, député

09:16 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | | | |

07/07/2007

Chômeurs la Fin du calvaire.....

Voici la proposition qui devrait mettre fin au calvaire des chômeurs à Genève. 

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La Motion 1724 du 27 octobre 2006 devrait être traitée par le Grand Conseil vers le mois de septembre 2007.

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Analyses et propositions

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Nous devons constater que les accords bilatéraux, dont je reconnaît toute une partie des effets bénéfiques, causent de réels ravages dans le marché de l’emploi à Genève et pour les personnes de plus de 40 ans en particulier. Bon nombre de nos concitoyen(ne)s, très honorablement connus pour leur dévouement à leur travail sont ainsi touché(e)s, bien malgré eux (elles), par la disgrâce du chômage.

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Cho
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 La majorité du parlement est bien placée pour savoir que la crise du logement est un serpent de mer qui, en réalité, arrange tout le monde. Le grand capital, qui croit ainsi sans effort, comme la gauche, qui voit elle aussi sans effort, grossir sa cagnotte électorale des locataires mécontents ou apeurés.

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 Cet attentisme stratégique fait que le chanceux qui trouve un emploi à Genève doit ensuite migrer vers la France voisine pour s’y loger, causant ainsi le déséquilibre dénoncé par le Conseil d’Etat s’exprimant par notre grand argentier qui ne saurait être taxé de xénophobe !

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 Contrairement à la récente déclaration, opportuniste du président du Conseil d’Etat qui me visait directement, ni le MCG ni ceux qui sont derrière lui ne sont des « allumés » (sic) qui prônent l’autarcie. J'espére simplement que le ministre de l’économie ne sombre pas à son tour dans l’autisme politique et qu’il prenne les mesures incitatives qui s’imposent pour relancer prioritairement l’engagement d’employés résidants sur le canton.

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 Sans qu’il soit nécessaire d’être un génie de l’économie, tout le monde comprend que l’ensemble des mesures proposées par la motion déposée par le MCG, coûtera moins cher que le chômage, tant socialement que sociologiquement.

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 L’inanité de la politique actuelle du gouvernement est d’autant plus outrageante que l’économie genevoise créé plus d’emplois (arrivée de nouvelles sociétés  et développement de celles qui sont déjà établies), qu’elle n’en perd (faillite, délocalisations,  restructurations, etc).

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 Or cette embellie, principalement due à l’attractivité de Genève, au niveau de formation prodigué à nos jeunes tants par les HES que par l’Alma Mater, ne profite pas aux demandeurs d’emploi résidant genevois !

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En effet malgré l’augmentation des postes de travail le chômage n’a cessé d’augmenter à Genève.

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mains
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 Contrairement à ce que croit le ministre de l’économie ce résultat est alarmant, car tous les nouveaux emplois trouvent preneurs, mais à plus de 83% par des « Euros Frontaliers » avec pour conséquence directe que se sont les résidents genevois qui restent de plus en plus sur le « carreau ».

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 Il va de soi que le principe de non discrimination doit être respecté, quand bien même tel n’est pas le cas lorsqu’un suisse veut travailler en France, à commencer par la fonction publique ou la législation française interdit purement et simplement l’engagement d’étranger. Il fait en revanche partie du mandat que nous a confié le Souverain de tout mettre en œuvre afin de réduire le taux de chômage indécent que connaît Genève. Avec la croissance que connaît notre République il est tout simplement insultant pour les demandeurs d’emplois que leur nombre atteigne des sommets (record Suisse) et que, parallèlement, le taux de chômage dans les départements de la Haute Savoie et de l’Ain soit le plus bas de France ! Il n’est pas nécessaire d’être « allumés » pour comprendre ça mais tout simplement d’y voir clair.

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  Nous savons également de l’aveu même de notre grand argentier, qu’en matière fiscale la péréquation inter-cantonale en a pris un coup avec Berne, qui ne veux pas entrer dans le calcul les 60'000 frontaliers (impôts perçus / par le nombre de travailleurs résidants sur le canton = clef de répartition de la péréquation), si bien que Genève qui initialement devait payer 1,5 million ce voit taxer à plus de 140 millions de francs ! Que ceux qui estiment que cette situation est normale osent le dire en public. On peut douter que le propos sera perçu positivement par ceux qui nous ont confié le mandat que nous exerçons.

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Aucune discrimination ne doit être tolérée à l’engagement. Si bien que j'ai planché sur une solution respectant ce principe érigé en dogme par certains.

Le « Contrat Citoyen » respecte la loi et favorise les entreprises qui prennent conscience de l’importance tant économique, sociologique qu’écologique du lieu de résidence de leurs employés.

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Voici ce que j'ai imaginé et ce qu'a proposé le groupe MCG comme modèle de Contrat Citoyen :

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 Contrat Citoyen
Conclut entre l’État de Genève, d’une part
Et
La société X, d’autre part
Il est arrêté et convenu ce qui suit ;

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Article 1
L’entreprise qui est à la recherche de personnel, s’engage à consulter en premier lieu l’Office Cantonal de l’Emploi à un guichet unique,

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Article 2
L’entreprise qui n’ayant pas obtenu satisfaction dans sa recherche conformément à l’article 1, étendra ses recherches sur le marché local genevois,

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Article 3
L’entreprise qui n’ayant pas obtenu satisfaction dans sa recherche conformément aux articles 1 et 2 en informera l’OCE en donnant la liste des personnes contactées. Elle pourra dès ce moment étendre ses recherches à l’UE,

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Article 4
L’entreprise s’engage à fournir, en tout temps et à première requête, tous documents en matière de recrutement de personnel, aux inspecteurs chargés de contrôler la bonne application du présent contrat, que les charges sociales sont payées et que les conventions collectives, si elles existent dans le secteur, sont respectées.

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Article 5
Le respect du présent contrat, donne droit pour l’entreprise à l’exonération partielle de la taxe professionnelle, un rabais fiscal de X %, une prime en sus des éventuelles ARE (Allocations Retour Emploi), pour chaque employé(e)s engagé(e)s conformément à l’article 1 du présent contrat au terme d’une période de 3 ans si l’entreprise a permis à l’employé(e) de suivre une formation continue,

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Que coûtera le « Contrat Citoyen » aux contribuables genevois ? Rien !

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Tout au contraire le fait d’octroyer des rabais fiscaux et autres abattements, aux entreprises sensibilisées à l’embauche de collaborateurs locaux, fera économiser d’importantes sommes à la collectivité. A commencer par les indemnités « de survie » qui sont versées chaque année à nos concitoyens tombés dans le besoin.

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N’oublions pas que le social est financé par les deniers publics et qu’en conséquence la réponse adéquate à la précarité ne peut pas être la subvention mais la prospérité. Celle-ci commençant par un travail.

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Eric Stauffer, député

18:19 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | |