18/09/2007

Il nous appartient de ne pas répéter l’Histoire.

Discours prononcé le 15 septembre 2007 lors du "Relais Mondial de la Flamme des droits de l'Homme à Genève."

Nous le savons, la Chine ne respecte pas les droits de l’homme. Nous le savons bien à Genève puisque notre  Grand Conseil a déjà eu l’occasion de se prononcer en faveur de la liberté d’expression au TIBET.  

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Cette prise de conscience, à l’époque où Madame Calmy-Rey siégeait encore parmi nous comme Députée et actuelle Présidente de la Confédération Suisse, démontre que les Genevois sont non seulement fiers des libertés individuelles dont ils jouissent, mais encore leurs élus n’hésitent pas à militer en faveur de la liberté d’expression d'autrui lorsque celle-ci est gravement mise en danger.  

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DISCOURS

 

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Comme cela a été le cas pour la défense du TIBET et du Peuple tibétain, il est aujourd’hui de notre devoir de tout mettre en œuvre pour arrêter les agissements inhumains de la Chine contre une partie de ses ressortissants.  

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Le fait que cette grande Nation soit l’un de nos partenaires, notamment économiques et en dépit du déséquilibre manifeste des tailles de nos deux Etats, n’y change rien. Il est de notre devoir de démocrates de défendre la liberté d’expression. Faute de quoi c’est la démocratie suisse qui est, elle aussi à terme, en péril.  . Dans le cas qui nous occupe, il faut savoir que les pratiquants du Falung gong sont les victimes régulières des pires atrocités, avec les prélèvements d’organes sur des corps encore vivants  à des fins commerciales.

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 Si je veux être digne du statut de Genève, dont j’en suis un des élus, comme Cité Internationale des Droits de l’Homme et capitale mondiale de la Paix, il est de mon devoir de tout entreprendre afin que cesse la torture et le commerce d’êtres humains.  . Comme moi, d’autres personnages politiques Suisses ont pris conscience des manquements de  la Chine, comme par exemple, Mme Ruth Dreyfus aussi confrontée à cette question. Elle a su répondre au à l’ancien Président chinois, en visite officielle en Suisse, avec une fermeté et un sens de la démocratie qui l’honorent. Elle a su dire qu’en dépit des relations commerciales, le devoir de défense des libertés individuelles demeure.  

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Ce qui précède nous aide à mieux cerner le dilemme qui est devant nous. Doit-on donner la priorité au business ou aux droits fondamentaux ? Une partie de la réponse nous est donnée par le fait que la Suisse en général et Genève en particulier, est dépositaire de la Charte des droits de l’homme.

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La Chine, cette Grande nation ne l’ignore pas et c’est bien pour cette raison que la Suisse bénéficie d’un traitement qui n’a pas de commune mesure avec la taille de notre pays. S’il n’est pas question ici d’abuser de ce statut de dépositaire, il est en revanche important d’en souligner la signification et la portée.

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La présente (CIPFG) coalition d’investigation de la persécution du Falung Gong en chine, nous permet d’atteindre les deux buts. D’une part elle rappelle aux Peuples réunis par la Chartes des Nations Unies en général et à celui de la Chine en particulier et, d’autre part elle nous permet de démontrer à tous notre préoccupation lorsque les droits humains sont maltraités.

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Cette coalition constitue un signal clair des pays et des citoyens, qui comme moi représente l’expression vivante de la démocratie qu’ils entendent voir respecter la dignité humaine et abolir ces agissements inhumains.  . L’Histoire nous appris qu’en dépit de sa neutralité, la Suisse ne peut pas rester muette.

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La Commission Bergier a, précisément, dénoncé le mutisme des autorités suisses lorsque, durant la deuxième guerre mondiale, notre pays a préféré fermer les yeux sur le génocide en cours et les autres actes de barbarie, au profit de ses relations commerciales avec l’Allemagne hitlérienne. Il nous appartient de ne pas répéter l’Histoire.  

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Toutes les raisons évoquées ci-dessus nous mettent au cœur d’une question éthique fondamentale et il appartient à chacun de savoir si par son silence, il soutient les pratiques chinoises.  . Nous vous invitons, au nom des victimes qui souffrent et vont encore souffrir, à soutenir la présente coalition.

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Eric Stauffer Député au Grand Conseil de la République et Canton de Genève

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31/08/2007

Les PME Genevoises sont discriminées par le protectionnisme et la bureaucratie française qui viole le principe de la réciprocité.

Lors du point de presse du Conseil d’État du mercredi 29 août 2007, une communication a été donnée sur une motion du MCG qui revêt une importance capitale pour les PME genevoises.

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La motion du MCG est consultable sur le site : http://www.geneve.ch/grandconseil/data/texte/M01723.pdf  , je rappel ici l’invite de la Motion N°1723 du Mouvement Citoyens Genevois :

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- A saisir le Conseil Fédéral afin qu’il fasse respecter la réciprocité des accords bilatéraux conclus avec l’Union européenne dont la France, jusqu’à preuve contraire, fait partie.

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Mise aux voix, la motion du MCG N°1723 a été adoptée par 71 oui contre 2 non et 5 abstentions en séance plénière du 17 novembre 2006.

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Il sied de souligner que l’action qui est menée au travers de la motion adoptée à la quasi unanimité par le Grand Conseil, ne trouve pas en l’état .....

de réponse satisfaisante de la part du Conseil d’Etat.

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En effet, après avoir lu le communiqué du CRFG, l’indépendant genevois qui veut travailler ou exporter son vin en France voisine, va perdre un temps incroyable et devoir s’allouer (contre forte rémunération) les services d’un représentant fiscal en France, et dans le cas d’exportation de vin, s’allouer les services (contre rémunération) d’un importateur français. De quoi décourager les petites PME.

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Corolairement, l'indépendant français qui désire opérer en suisse n'aura qu'à remplir le formulaire de procédure d’annonce et d’enregistrement pour les travailleurs détachés, depuis la France en Suisse.

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Ce dernier se rempli en ligne au moins 8 jours avant le début des travaux, sur le site Internet https://meweb.admin.ch/meldeverfahren/login.do?lang=fr  de la Confédération. Sans autre forme ni contrôle.

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Ce qui nous donne comme résultat que les PME françaises peuvent opérer sur le territoire genevois (comme démontré dans la Motion 1723) sans tracasserie administrative un en temps record, franc d’impôt et de garantie.

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Il n’est toujours pas acceptable que les PME genevoises soient discriminées de la sorte en France par un protectionnisme outrancier, contraire au respect élémentaire des accords bilatéraux et de libres circulations.

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Par conséquent le groupe MCG a décidé de déposé ce jour une résolution ( http://www.mcge.ch/PME_F_CH_RES31aout07.pdf ) afin de rappeler au Conseil d’État élu par le Peuple de Genève, que son devoir est de protéger les entreprises et les citoyens de notre canton.

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Les entraves abusives mises sur le chemin de la PME genevoise élève le travail de cette dernière aux travaux d’Hercules !

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Le travail de la PME genevoise ne peut pas être effectué sans un représentant fiscal résidant en France et l’obtention de multiples formulaires dans différentes administrations !

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C’est avec consternation que même les plus farouches défenseurs d’un marché ouvert doivent constater que l’État français, toujours prompt à la leçon, est décidément un bien mauvais élève dans la pratique.

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Ceux qui, dans les mêmes rangs, prétendent que le MCG prône quant à lui le protectionnisme en sont pour leurs frais.

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Nous ne pouvons simplement pas laisser piller le marché des PME genevoises par des pratiques dignes de « raiders » que la gauche majoritaire au gouvernement critique habituellement avec virulence. Cette même gauche oublie que ces pratiques causent un dommage sévère ici à Genève. Elle génère le taux de chômage le plus haut de Suisse, alors que corollairement celui des départements limitrophes (AIN et Haute-Savoie) est les plus bas de France.

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Même si l’on peut admettre que le rêve pan européen peut rendre sourd aux critiques, on ne peut comprendre qu’il rende aveugle. Hors, le taux de faillite des PME genevoises ne cessent de croître.

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La politique obscure de ce gouvernement, a pour conséquence d’envoyer dans les ténèbres des pans entiers de notre économie et avec eux bon nombre de PME.

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Force est de constater que cette politique est exactement l’inverse de la glorieuse devise de notre République qui vise à sortir de ténèbres pour tendre à la lumière: POST TENEBRAS LUX.

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Eric Stauffer

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Député et candidat au Conseil National pour défendre Genève et les Genevois

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25/07/2007

Un élu doit habiter proche des électeurs! Non aux élus Frontaliers!

Photo: Roger Golay & Eric Stauffer

sgPartant du principe que le Souverain ne peut confier la responsabilité de légiféréer et de gouverner qu’à des élus qui sont domiciliés sur le territoire de la République et Canton de Genève, nous voulons faire inscrire dans la Constitution que les députés et le Conseillers d’Etat doivent résider sur le territoire de la République et canton de Genève.

Il serait en effet totalement illogique et inconhérent que cette obligation ne touche que les Conseillers Municipaux et les Maires qui doivent, eux, résider sur la commune dans laquelle ils ont été élus, et que cette même obligation ne touche ni les députés ni les Conseillers d’Etat.

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Personne n’oserait prétendre qu’un élu d’une Commune puisse résider sur le territoire d’une autre, ou mieux en soit le Maire.

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Aujourd’hui, et c’est le cas, un ressortissant suisse résidant en France peut être député. Imaginez demain un résident américain ou australien !. Le plus choquant est que, dans le même temps, un ressortissant suisse domicilié dans un autre Etat de la Confédération, à Coppet (Pays de Vaud) par exemple, n’est pas éligible à Genève.

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Tout l’enjeu de la représentation d’un Peuple repose bien évidemment sur le partage des mêmes conditions de vie et du même quotidien. Notre ordre constitutionnel, en n’imposant aucun minima de participation aux scrutins électoraux pour que ceux-ci soient validés, permet déjà à des minorités de gouverner, le taux moyen de participation étant généralement inférieur à 50%. N’y ajoutons pas la possibilité d’une résidence dans un autre Pays. Dans le système actuel un conseiller d’Etat ou un député peuvent être résidents à Annecy, Grenoble, Londres ou Bruxelles  et venir légiférer ou gouverner la République chaque matin.

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Escalade

 

C’est avoir bien peu de considération pour ceux qui ont lutté pour l’indépendance de Genève, à l’image Louis Bandière, Pierre Cabriol que de laisser perdurer une telle situation.

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Raison pour laquelle, le MCG a déposé un Projet de loi constitutionel ou le peuple devra ce prononcer! Vous devrez voter sur ce sujet.

Voici la modification que demande le MCG:

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Article 1
La constitution de la République et canton de Genève (A 200 du 24 mai 1847), est modifiée comme suit :

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Titre VII         Grand Conseil

Chapitre I             Composition et élection du Grand Conseil

Art. 72   Eligibilité (nouvelle teneur)

Sont éligibles tous les citoyens laïques jouissant de leurs droits électoraux et qui  résident sur le canton.

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Titre VIII       Conseil d'Etat

Chapitre I             Composition et élection du Conseil d'Etat

Art. 104                Eligibilité (nouvelle teneur)

Sont éligibles au Conseil d'Etat les électeurs laïques, âgés de vingt-sept ans et qui résident sur le canton.

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Eric Stauffer

Député

 

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