22/02/2008

Vidéo - SIG Post Tenebras MCG

LE COMMENTAIRE D’ARTHUR GROSJEAN - Tribune de Genève du 22 février 2008.

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Salaires et bonus à l’ Etat Post Tenebras Lux  
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Post tenebras Lux.
Après les ténèbres, la lumière règne sur les rémunérations des directions des grandes entre­­prises publiques comme les TPG, les SIG, les HUG ou l’Aéroport.
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La Cour des comp­­tes a rendu hier son rapport et les chiffres sont désormais sur la table. Enfin. Car il a fallu qu’un député adminis­­trateur, Eric Stauffer, mette les pieds dans le plat, puis que notre journal lance une campagne de presse sur ce sujet pour que la Cour des comptes se saisisse du dossier.
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Notre conviction dès le premier jour n’a pas varié d’un iota: les grandes régies autonomes sont propriété de l’ Etat et à ce titre la rémunération de leurs dirigeants doit être connue des citoyens. Au­­jourd’hui, c’est chose faite et la Cour, à notre grande satis­­faction, demande que cette transparence perdure.
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Si on lit rapidement le rapport paru hier, on peut se dire qu’il y a eu beaucoup de bruit pour pas grand­chose.
Personne n’a volé de l’argent et les dirigeants des régies touchent des salaires confor­­mes au marché. Attention, la réalité est un peu plus com­­pliquée. D’abord on a la con­­firmation de ce que nous avons déjà répété dans ces colonnes: le Conseil d’ Etat, et Robert Cramer en particulier, a fait preuve de laxisme sur les régies publiques. Cela a conduit à certains dérapages dont le plus spectaculaire reste le salaire faramineux du président des SIG grâce aux jetons perçus pour des man­­dats extérieurs. .
Ce dernier n’a rien commis d’illégal. Il a simplement profité plein pot de la passivité gouvernemen­­tale.
Autre problème, l’inéquité qui règne entre les directeurs des entreprises publiques.
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Pourquoi diable le patron de l’hôpital, qui gère plus de 8000 employés, gagne ­t’­il moins que ses homologues aux SIG ou aux TPG qui pilotent chacun moins de 2000 collaborateurs? Per­­sonne ne le sait.
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Le Conseil d’ Etat, qui a promis de se pencher sérieusement cette fois sur la question, va aussi devoir en aborder une autre: la fonction publique à deux vitesses. On a la nette impression que les hauts fonction­­naires actuels de l’ Etat sont les cocus de l’histoire. Ils toucheraient bien plus à travailler dans une régie parapubli­­que. Notamment grâce à ces fameux bonus qui s’apparentent pour certains davantage à un com­­plément salarial déguisé qu’à une juste récompense de la performance.
Après le bon travail de la Cour des comptes, le gouver­­nement a désormais toutes les cartes en main pour agir et vite corriger les anomalies.
Il n’a pas intérêt à traîner car déjà un autre dossier sent le roussi: celui des directions des EMS. Après Val Fleuri, l’inspection cantonale des finances a relevé plusieurs manquements dans trois autres établissements. Et l’incendie va continuer si le pouvoir politique ne fixe pas là aussi des normes claires.
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En fait, nous vivons un changement d’époque. La gestion à la bonne franquette fait lentement place à la culture du contrôle.
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L’ Univer­­sité en a fait la douloureuse expérience. Tous les subven­­tionnés suivront. Vous dépen­­dez de l’argent public? Très bien, mais présentez et justi­­fiez vos comptes, et gare au contrôle! Il en va de la crédi­­bilité de l’ Etat et donc du bien de tous.
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Gardons-nous cependant de pousser le balancier trop loin. Personne ne veut d’une bureaucratie inutilement tatillonne.

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La réponse au rapport de la Cour des Comptes par le Député Eric Stauffer.

 

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Leman Bleu

 
Le Journal de Léman Bleu du 21 février 08

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Radio Lac

 

Les Pendules à l'heure * RADIO LAC

 

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