04/06/2012

PLUS INGENIEUSE QU’INGENUE

 

Tout le monde le sait, les campagnes politiques coûtent cher, très cher. Tous les candidats vous le diront. Il faut donc chercher des appuis à l'extérieur par des amis, des associations qui soutiennent l'action politique. Tout cela est parfaitement normal.

Par contre quelques règles s'imposent, la première est d'éviter un soutien qui ferait appel aux ressources d'une structure dont le financement provient, principalement, de subventions publiques. A fortiori si le candidat ou la candidate soutenu(e) fait partie du Comité et encore moins si l'intéressé(e) préside la structure qui « spontanément » vente ses mérites.

Il y a plusieurs raisons à ce frein voire ce bannissement de telles pratiques.

La première est que l'argent public mis à disposition de la structure sert à atteindre l'objectif statutaire surtout lorsque celui-ci vise à améliorer la vie de personnes en situation de handicap.

La seconde est que la participation à une campagne dont le but est un siège au gouvernement ne souffre pas d'entorse au principe de la gestion impartiale de fonds publics. Une certaine  presse sait se montrer particulièrement pugnace, limite phobique, lorsqu'il s'agit de démolir un candidat susceptible de changer l'ordre établi, celui voulu par les copains-coquins. Curieusement cette même presse, de même que certains services de l'Etat se montrent nettement moins curieux lorsqu'il s'agit d'aller visiter les écuries d'Augias  de candidat(e) portant les couleurs de partis gouvernementaux.

J'en veux pour preuve le courrier circulaire, largement diffusé à travers le canton, par « in sieme » Genève pour vanter les qualités de dame Emery-Torracinta, sa présidente.

En laissant faire cette campagne publique par le biais très sensible de l'assistance aux plus faibles, dame Emery-Torracinta montre une autre facette de son personnage pourtant peaufiné à l'extrême afin de ne montrer qu'une face sans aspérité. Cette action montre l'autre, celle d'une politicienne très rouée et prête à tout pour atteindre le cercle gouvernemental.

photo.JPGLes citoyen(ne)s de Genève qui soutiennent ce travail admirable, et dans bien des cas salutaire, le font de façon totalement apolitique, sans arrière pensée politicarde et encore moins pas dans le but de promouvoir  telle ou telle personnalité sous ses auspices. Même s'il est vrai que chez les Torracinta on n'est pas regardant avec la dépense d'argent public qu'il s'agisse d'auspice ou d'hospice ! Chez ses gens-là, comme dirait Brel, on ne compte pas ! Peu importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse !

Loin de moi l'idée de critiquer cette association dont le travail est sans pareil et mérite tout le soutien qu'elle reçoit de l'Etat et des assurances sociales, soit des centaines de milliers de francs. Cela est non seulement indispensable mais cela est nécessaire pour permettre l'accueil de personnes qui n'ont pas la chance d'être en parfaite santé.

En revanche qu'un comité, dont le 100% de l'attention doit se porter sur l'objectif central de l'association dont il a la responsabilité, se disperse  et disperse des fonds publics à soutenir une campagne politique est une très sérieuse atteinte à la  règle énoncée au départ de mon billet.

Au final dame Emrey-Torracinta tente de nous présenter le profil de la parfaite ingénue soit, étymologiquement, libre. En réalité elle est bien l'esclave de son but, atteindre le gouvernement, fusse au prix de la violation du sacro-saint principe de probité en matière de gestion de fonds publics.

 

18:23 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

Les commentaires sont fermés.