25/10/2010

Confédération la censure dans la ligne des pires dictatures!

Censure dans la ligne des pires dictatures

Les affiches du MCG sur Kadhafi font l’objet d’un « séquestre » de la Confédération

Un recours est déposé par le MCG contre la décision inique du Ministère public de la Confédération.

Dans un courrier reçu le 25 octobre, le Ministère public de la Confédération (MPC) exige le  séquestre provisoire des affiches du MCG.  Il réclame la suppression de toute référence à M. Kadhafi et à la Libye sur cette dernière qui est consacrée aux votations du 28 novembre. A défaut, le MPC menace de séquestrer tout support (papier, électronique) qui contreviendrait à cette injonction.

Le MCG dépose aujourd’hui un recours auprès du Tribunal pénal fédéral de Bellinzone. Nous ne pouvons tolérer pareille atteinte à la liberté d’expression ni une telle faiblesse envers une personne qui demande la destruction de la Suisse dans les plus hautes instances internationales, sans même parler de la déclaration de guerre qu’a effectué Kadhafi contre la Suisse et son peuple (référence http://www.tdg.ch/kadhafi-appelle-djihad-contre-suisse-20...) .

Les pires dictatures

C’est une censure indigne que l’on a rencontrée lors des pages les plus sombres de l’histoire de l’humanité, durant le 3e Reich, le régime communiste soviétique, et tant d’autres dictatures.

Rappelons que M. Kadhafi n’est pas Chef de l’Etat libyen mais « guide suprême » d’un système de type socialiste. Niant cette réalité, le MPC prétend que ce personnage serait « de facto chef d’Etat libyen », ce qui est une bien étrange façon d’interpréter le droit international. Combien d’otages faut-il avoir retenu pour obtenir ce statut très spécial que décrit le MPC ?  Cela signifie que la Confédération ne respecte plus l’Etat de droit, mais se plie « de facto » devant le premier dictateur venu.

Dysfonctionnement

On assiste là à un grave dysfonctionnement des institutions suisses. Rappelons que, contrairement aux démocraties évoluées, le Ministère public de la Confédération dépend directement du Gouvernement, le Conseil fédéral. C’est son bras armé, au service d’une politique ultra-molle. Ce système montre une fois de plus ses limites, son manque d’indépendance, son aspect arbitraire et son incompétence. Le MCG estime qu’il est grand temps de réformer le Ministère public de la Confédération.

Décidément les séquestres sont à la mode. La Libye avait séquestré deux otages suisses, profitant de la faiblesse et de l’attitude molle des autorités suisses. Le Conseil fédéral et ses services s’y mettent également, mais en séquestrant des affiches. Pour ce faire, on a trouvé un  article du code pénal (l’arti. 296), tombé en désuétude, qui enverrait en prison tous les journalistes des rubriques internationales et de nombreux Confédérés s’il était encore appliqué.

Quand la faiblesse s’allie à la censure, on obtient cette monstruosité.

Si le Ministère public se montre maintenant d’une rapidité et d’un empressement peu commun, on attend toujours une trace d’une action à l’encontre de M. Kadhafi. En effet, le Président du MCG a déposé, en sa qualité de citoyen Suisse, une plainte pénale en juin dernier sous la forme d’une dénonciation, telle quel le prévoit le Code pénal suisse contre MM. Mouammar et Hannibal Kadhafi et consort pour menaces, prises d’otage avec demande de rançon, chantage. Apparemment, le MPC n’a pas jugé bon d’y donner suite.

A quel jeu joue la Confédération ?

Confédération_Séquestre Fédéral Affiches.pdf

Carlos Medeiros

Vice-Président du MCG

Contact : 076 352 96 56.

Soli Pardo

Membre du Bureau directeur du MCG

Contact : 079 708 00 50.

EN ANNEXE :

COMMUNIQUE DE PRESSE

DU MOUVEMENT CITOYENS GENEVOIS

14 JUIN 2010

Affaire Kadhafi

Le président du MCG porte plainte pénale contre Kadhafi père et fils

La Libye doit cesser sans délai de prendre la Suisse pour un paillasson !

Une plainte pénale, sous forme de dénonciation, sera déposée demain auprès du Procureur général de la République et canton de Genève, ainsi qu’au Ministère public de la Confédération. Nous nous fondons sur l’article 185 CPS (Code pénal suisse), chiffre 5.

Nous avons été choqués d’apprendre que la Confédération suisse a versé 1,5 millions de francs afin de faciliter la libération de l’otage suisse retenu en Libye. Cela équivaut – tout le monde l’aura compris – à une rançon.

La conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey a utilisé, à réitérées reprises, le terme d’otage. Ce qui ne laisse aucune ambiguïté sur le fait que le Guide suprême Mouammar Kadhafi a bel et bien réalisé une prise d’otage avec demande de rançon envers des ressortissants suisses.

Nous n’avons pas besoin d’un tribunal arbitral international pour poursuivre des terroristes preneurs d’otages, puisque les dispositions du code pénal suisse prévoient ce genre de crime, allant jusqu’à la réclusion à perpétuité.

En tant que président du MCG (Mouvement Citoyens Genevois) et du MCR (Mouvement Citoyens Romands), et en ma qualité d’élu au Grand Conseil genevois, je dépose demain une plainte pénale sous la forme d’une dénonciation, telle que le prévoit le Code pénal suisse contre MM . Mouammar et Hannibal Kadhafi pour menaces, prises d’otage avec demande de rançon, chantage.

La Suisse n’a pas à s’aplatir

Je me suis aperçu avec effroi qu’aucune procédure pénale n’avait été ouverte, en Suisse, contre les Kadhafi pour ces graves violations aux dispositions pénales. La Suisse n’a pas, pour des raisons économiques, à s’aplatir devant un Etat terroriste qui pratique encore l’enlèvement de personnes au seul motif de leur nationalité. Le temps des barbares est révolu. L’honneur et le droit doivent triompher.

Attendu qu’aucun parti gouvernemental cantonal ou fédéral, aucune autorité cantonale ou fédérale n’a jugé utile de poursuivre – respectivement d’ouvrir une information pénale d’office – pour les faits mentionnés ci-dessus, j’ai décidé d’agir.

Depuis une vingtaine d’années, la Suisse se bat pour rétablir une place bancaire purgée de tous les montants provenant de toutes les activités criminelles. Notre pays a fourni un effort considérable pour moraliser la place financière.

La Suisse se couche devant les milliards libyens

Dès lors, que dire lorsque nous avons affaire à des Etats terroristes ayant fait des ressources naturelles de leur pays un « business family ». En raison de leurs gigantesques moyens financiers, peuvent-ils faire la loi en Suisse et imposer des valeurs inacceptables comme la prise d’otage ? Que dire d’un Etat où la démocratie est la règle comme la Confédération helvétique qui se couche devant des exigences humiliantes et inacceptables.

Nous avons bien compris que le tribunal arbitral international, demandé et obtenu par la Libye, devait faire abstraction totale de la prise d’otage. Dont acte. Il est donc du devoir de nous Suisses, de poursuivre la prise d’otage avec demande de rançon mais également les menaces que notre pays a reçues.

Eric Stauffer

Président  du MCG

 

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