13/01/2009

RSR**Audio-Les pendules à l'heure- la giffle à Nidegger!

logo_rsr.gifhaut_parleur-13x13.gifGenève : le virage à droite du MCG

Eric Stauffer, le président du Mouvement des citoyens genevois (MCG) annonçait la semaine dernière sur nos ondes, la création d'un parti national réunissant le MCG, les démocrates suisses et la Lega. Cette annonce semble prématurée, puisqu'il a surpris y compris les partis qu'Eric Stauffer présente comme ses nouveaux alliés au plan national. Les explications de Bertrand Stämpfli et l'interview d'Eric Stauffer.

 

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Déclaration par l'ex-mooniste Allen Tate Wood au sujet la méthode très cynique employée par les moonistes pour tenter de contrôler le pouvoir politique :

"Vous vous rendez disponible pour servir un homme, et vous le servez par tous les moyens. Vous obéissez à ses ordres et appliquez ses directives jusqu'à ce qu'il ait en vous une confiance absolue. Finalement, quand vos services sont devenus indispensables, vous pouvez commencer à lui dicter votre politique. S'il s'en écarte, vous lui retirez votre soutien et il se retrouve alors sans pouvoir. Aussi n'a-t-il pas d'autre choix que de vous suivre...".

 (source : livre L'Empire Moon)

 

«Le Courrier» gagne une manche contre Yves Nidegger

Le Courrier / 22 FEVRIER 2006 (quotidien suisse) par Olivier Chavaz
[Texte intégral]

Ni atteinte à l'honneur ni violation de la sphère privée.

Dans un jugement daté du 16 février, le Tribunal de première instance de Genève a débouté le député UDC Yves Nidegger de son action intentée contre Le Courrier. M.Nidegger avait attaqué notre journal en raison de la publication de son nom dans un article relatant le conflit qui l'opposait à son ancien employeur, l'Association des commis de Genève (ACG), un syndicat qui se dénomme désormais Unia.

Dirigé à l'époque par un certain Charles Beer, l'ACG avait licencié en 2001 Yves Nidegger, juriste du syndicat, après avoir eu la preuve de ses liens avec la secte Moon.

Paru en février 2004, l'article du Courrier rendait compte du verdict émis par la Cour d'appel du Tribunal des prud'hommes, qui reconnaissait d'une part le bien-fondé de ce licenciement (incompatibilité entre l'idéologie de Moon et celle d'une organisation de défense des salariés proche de la gauche), mais condamnait d'autre part l'ACG pour la méthode utilisée (mise en congé immédiate) et pour la publicité que Charles Beer avait donnée à ce conflit (interview dans un hebdomadaire romand).

Quelques mois plus tard, le Tribunal fédéral confirmait, en substance, le jugement cantonal. Dans la foulée, Yves Nidegger a porté plainte contre notre journal, arguant du fait que l'article incriminé était «de nature à diminuer l'estime et la considération sociale et professionnelle» dont il jouissait, parce qu'il faisait état de son passé mooniste.

Il a même demandé et obtenu des mesures provisionnelles, finalement annulées au printemps dernier par la Cour de justice. Au contraire, Le Courrier a toujours estimé que le caractère public du personnage (candidat aux élections nationales de 2003 et assistant parlementaire UDC au Grand Conseil genevois), la publication antérieure de son nom par deux médias, ainsi que l'évocation des faits sur le site Internet personnel de l'intéressé justifiaient pleinement la manière dont il a traité le sujet. Une argumentation que les juges ont donc suivie. Ces derniers relèvent d'abord que l'article du Courrier est rédigé «de manière somme toute neutre, évoquant les griefs retenus contre les deux parties et en faisant part, en guise de conclusion, de la position de chacune d'entre elles».

Au sujet des liens que M.Nidegger entretenait avec Moon, le tribunal rappelle qu'ils ont été abordés par le plaignant lui-même dans la presse dès 2002; et que l'évocation de leur existence jusqu'en 2003 (ce que l'élu UDC conteste, affirmant avoir rompu en 1994) n'est qu'une reprise des constatations de la Cour d'appel des prud'hommes.

Enfin, les juges admettent l'intérêt du public à «connaître les engagements associatifs particuliers [d'Yves Nidegger] pouvant avoir des répercussions sur son activité publique», étant donné son implication dans le monde politique genevois. D'autant plus que le plaignant a encore renforcé sa visibilité politique (député au Grand Conseil, candidat au Conseil d'Etat) ces dernières années, souligne le tribunal. En bref, Le Courrier n'a fait que jouer son rôle d'organe de presse : l'information du public. Débouté et condamné aux dépens (dont une participation de 2'000 francs à nos honoraires d'avocat), Yves Nidegger nous a annoncé qu'il fera recours.

Affaire à suivre, donc.

Cet article provient de Le Courrier :
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Commentaires

Voilà c'est comme cela que nous aimons le MCG! La vérité brut de décoffrage!


PS: ça fait longtemps que je ne vote plus UDC mais pour votre parti


Gégé

Écrit par : Gérald | 13/01/2009

Bravo Eric!!

Tu les auras tous.

Amitiés

Écrit par : Jean | 13/01/2009

Comment un sinistre mooniste peut-il faire de la politique à Genève?

Après l'Ordre du Temple Solaire je crois que les gens ne sont pas des idiots!

Beurk les sectes

Écrit par : Stéphanie | 13/01/2009

Ben du coup c'est le PDC qui a raison de ne pas s'allier avec ces gens là!

Écrit par : Un PDC | 13/01/2009

Excellente idée.
Vu que je suis au chômage, vous me donnez l'excellente idée de lancer une pétition pour que mon dernier employeur me réintègre. Sans aucun doute, notre droit d'initiative a été conçu à cet usage.
Salutations, vous illuminez mon quotidien.

Écrit par : JeffDeBruges | 03/03/2009

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