14/11/2008

République et canton de Genève: Frontaliers de plus en plus, résidents Genevois de moins en moins, Assez!

Secrétariat du Grand Conseil

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19 Interpellations présentées par les députés:
Eric Stauffer, Roger Golay, Olivier Sauty

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Date de dépôt: 13 novembre 2008
Messagerie

IUE 
Interpellation urgente écrite
République et canton de Genève: Frontaliers de plus en plus, résidents Genevois de moins en moins, Assez!

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Messieurs les Conseillers d’Etat,

La situation à Genève devient préoccupante en matière de chômage ! La crise financière planétaire que nous vivons depuis un trimestre n’arrange rien, et n’offre que de sombres perspectives de retrouver le plein emploi pour de très longs mois, pour ne pas dire années. A Genève un employé est considéré comme « trop âgé » dès 45 ans !

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La présente interpellation ne se veut pas polémique, mais ultra réaliste ! Il faut briser le tabou de la corrélation entre le taux de chômage le plus élevé de Suisse et le nombre de travailleurs étrangers domiciliés à l’étranger travaillant  à Genève !

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Il convient de rappeler qu’en été 1999, l’Union européenne (UE) et la Suisse ont signé sept accords bilatéraux. Parmi ceux-ci, celui sur la libre circulation des personnes, qui provoque de profonds déséquilibres pour Genève dont la situation particulière n’a absolument pas été prise en compte. Cet accord est entré en vigueur le 1er juin 2002.

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Un protocole réglant l’introduction progressive de la libre circulation des personnes s’appliquant aussi aux dix nouveaux Etats membres de l’UE est entré en vigueur le 1er avril 2006. 

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A cause de ces accords, les conditions de séjour en France et de travail en Suisse pour les ressortissants de l’Union européenne ont été réduites au rang d’une simple formalité.

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Il est instructif de consulter la statistique des travailleurs frontaliers à Genève et de constater l’explosion des travailleurs frontaliers due justement à ces accords de libre circulation qui découlent des accords bilatéraux. :

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En 2002, le nombre de permis frontaliers était de 33'211 et il s’établit au premier semestre 2008 à 60'630 (Source : OCSTAT / OCP - Statistique des frontaliers).

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Il est évident que les citoyens suisses, contraints de s’expatrier en France en raison de l’impossibilité de trouver à se loger à des prix décents sur leur propre territoire, ne sont pas comptés dans cette statistique.

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Comme dit précédemment, les Suisses et les binationaux résidant en France ne sont pas compris dans les chiffres publiés sous le titre "frontaliers". Seuls les permis G sont recensés c’est-à-dire seuls les étrangers résidant à l’étranger et travaillant à Genève.

Les Suisses ne sont pas soumis à une autorisation de travail en Suisse. Il en va de même pour les employés des organisations internationales qui résident en France.

Nous savons que l’autorité fédérale, qui dans sa grande sagesse, a prévu des quotas dans les accords bilatéraux, c’est-à-dire que les ressortissants de l’U.E. qui veulent s’établir en Suisse sont limités à environs 115'000 par année. En revanche pour des raisons qui nous échappent l’autorité fédérale a « oublié » de légiférer sur le deuxième volet des accords bilatéraux ; les accords de libre circulation !

La résultante de cet ahurissant « oubli » permet aux ressortissants de l’U.E., qui ne peuvent ou ne veulent pas s’établir en Suisse et par voie de conséquence à Genève, d’obtenir un permis G-Frontalier sans autre forme de procès et de manière illimitée !

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A part les hypocrites et les responsables du verrouillage de la mise sur le marché de logements en suffisance, tout le monde sait que la rareté que cela entraîne et le niveau de prix qui en découle, donne comme résultante que Genève est une formidable source d’emploi pour ceux qui gravitent dans sa périphérie qui en profitent à fond.  De leur côté les Genevois souffrent de tous les maux qui en découlent. De l’engorgement des routes au taux de chômage inavouable, en passant par des niveaux de loyer invraisemblables et complètement hors de portées de la majorité des citoyens.

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La résultante pour les Genevois : de plus en plus de chômeurs cumulés aux citoyens au bénéfice du RMCAS, des mesures E.T.C (emplois formation), et tout ceux qui sont dans les offices sociaux communaux ou cantonaux, comme exemple l’Hospice Général,  Armée du Salut, etc…. Sans oublier les citoyens qui ne sont inscrits à nulle part mais qui recherche un emploi. La très grande difficulté de trouver un emploi pour les femmes au foyer qui veulent « reconnecter » à la réalité du travail après avoir élevé leurs enfants en est un très bon exemple.

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Si les règles étaient égales pour tous, on ne comprend pas pour quelles raisons un employeur a intérêt à choisir un collaborateur étranger domicilié à l’étranger plutôt qu’un habitant de Genève.

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A fortiori l’Etat dont la tâche principale n’est pas de générer du chômage mais d’y pallier. Et surtout l’Etat ce doit de montrer l’exemple !

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Comment expliquer cette situation ?

Tout simplement en raison d’un taux de chômage tel chez notre voisin que ses ressortissants surqualifiés sont prêts à prendre des tâches subalternes pour ne pas être laissés sur le carreau.

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Ils entrent donc en compétition avec des Genevois dont les qualifications sont tout à fait suffisantes par rapport à l’emploi offert mais se retrouvent en concurrence avec des personnes provenant d’un autre bassin d’emploi.

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Voici un exemple concret :

La société XX SA établie à Genève cherche une réceptionniste-téléphoniste. Profil : langue ; Français, dactylos, salaire 3'800.00 mensuel.

a)             Mme X, 34 ans résidente genevoise cfc d’employé de bureau parle le français uniquement et correspond au profil. Accepte le salaire proposé.

b)             Mme X, 27 ans résidente à Grenoble, Française, Licence en droit, trilingue français, espagnol et anglais. Accepte le salaire proposé. Précisions que cette dernière était au chômage à Grenoble depuis la fin de ses études et survivait par de petit job « livraison de pizza », « coursière », etc..

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On comprend au travers de cet exemple très parlant dans quelle situation se trouvent pris les Genevois en recherche d’emploi.

Dans l’exemple ci-dessus l’employeur ne commet aucune faute. Il n’y a pas de dumping salarial! Mais force est de constater que la genevoise reste sur le carreau et finira si tout les employeurs agissent de la sorte à l’assistance publique et à la charge de la collectivité ! Il faut que cela cesse !

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Il est évident que les ultra-libéraux nous dirons que c’est la loi du marché, celle-là même qui a mis l’économie mondiale en cale sèche !

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En revanche, il est de notre devoir, c’est tout le sens du mandat que le Souverain nous a confié, nous devons enrayer cette spirale infernale. A commencer par l’Etat-employeur qui doit montrer l’exemple !

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Le Mouvement Citoyens Genevois n’est pas opposé à l’emploi d’étrangers habitant à l’étranger, nous défendons le principe de la «priorité d’engagement» : les citoyens suisses et résidents étrangers du canton doivent être engagés en priorité. Le même principe devrait présider pour les travailleurs de Haute-Savoie et de l’Ain par rapport à ceux issus d’autres régions de la grande Europe. C ’est ainsi que nous concevons la priorité aux résidents genevois et citoyens suisses et que nous construirons une vraie région sur des bases saines.

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Dans le secteur privé, nous estimons qu’il est essentiel que l’on incite les employeurs à une prise de conscience pour un engagement prioritaire des travailleurs résidents ou citoyens suisses. Il est également fondamental de favoriser les entreprises genevoises, par rapport au dumping de sociétés étrangères, en instaurant la priorité genevoise. Quant au secteur public et parapublic, l’Etat doit clairement montrer l’exemple en ce sens et jouer à fond la priorité aux travailleurs locaux. A la Mairie d’Annemasse, il serait inconcevable d’employer un fonctionnaire qui ne soit pas de nationalité française : la priorité nationale est appliquée scrupuleusement chez nos voisins. Seuls les Genevois assez naïfs ne peuvent que l’oublier !

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En conclusion, il apparait nécessaire pour le secteur tertiaire de prendre exemple sur les HUG qui part une directive interne n’engage plus de frontaliers au RH. En effet une récente étude a démontré qu’un frontaliers opérant comme cadre au RH a n’engage que des compatriotes aux détriments des résidents genevois.

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La situation économique se dégradant, ils est de notre devoir de favoriser l’engagement de Genevois, nous en reparlerons dans un avenir proche.

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Il est temps de remettre le citoyen genevois au centre des débats, car, ne l’oublions pas, nos mandats ne sont qu’une délégation de sa suprême autorité.

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En vertu des pouvoirs qui sont ceux du député, des devoirs et obligations qui sont ceux du Conseil d’État, voici la question posée dans le cadre de cette IUE, conformément à l’article 162A LRGC :

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Questions :

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1.              Le Conseil d’Etat étant l’autorité de contrôle, combien de travailleurs frontaliers (c’est-à-dire uniquement les étrangers résidant à l’étranger et travaillant à Genève) sont employés pour chacune des communes genevoises dans leurs administrations, en détaillant le nombre de cadres et d’employés aux ressources humaines ?

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2.              Le Conseil d’Etat étant l’autorité de contrôle des établissements publics autonomes, combien de travailleurs frontaliers (c’est-à-dire uniquement les étrangers résidant à l’étranger et travaillant à Genève)  comptent-ils par entités et dans le secteur tertiaire, en détaillant le nombre de cadres et d’employés aux ressources humaines ?

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3.              Le Conseil d’Etat étant l’autorité de contrôle des établissements ou fondation subventionnées, combien de travailleurs frontaliers (c’est-à-dire uniquement les étrangers résidant à l’étranger et travaillant à Genève)  comptent-ils par entités et dans le secteur tertiaire, en détaillant le nombre de cadres et d’employés aux ressources humaines ?

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4.              L’Etat étant l’employeur des fonctionnaires, combien de travailleurs frontaliers (c’est-à-dire uniquement les étrangers résidant à l’étranger et travaillant à Genève)  comptent-ils par département, en détaillant le nombre de cadres et d’employés aux ressources humaines ?

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5.              Combien de chômeurs avions-nous à Genève fin septembre 2008 ?

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6.              Combien de cadres qualifiés, toutes branches confondues, étaient inscrits au chômage à fin septembre 2008 ?

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7.              Combien de chômeurs, âgés de plus de cinquante ans étaient inscrits à l’Office cantonal de l’emploi à fin septembre 2008 ?

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8.              Combien de chômeurs de longue durée étaient inscrits à l’Office cantonal de l’emploi à fin septembre 2008 ? 

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9.              Combien de citoyens étaient au bénéfice du RMCAS fin septembre 2008 ?

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10.           Combien de citoyens étaient inscrits à l’Hospice Général fin septembre 2008?

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11.           Combien de citoyens étaient au bénéfice d’emplois formation (ETC) fin septembre 2008 ?

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12.           Combien y avait-il de citoyens aux poursuites pour non-paiement des impôts fin septembre 2008 ?

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13.           Combien de citoyens étaient en rupture de paiement pour les assurances maladie obligatoire LAMAL ?

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14.           Combien de citoyens ont-ils demandé un délai pour le paiement de leurs impôts ?

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15.           Combien de personnes de plus de 65 ans devaient-elles recourir aux aides complémentaires à fin septembre 2008 ?

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16.           Combien de cas de dumping salariaux ont été dénoncés du 1er janvier 2002 à fin septembre 2008 en détaillant par année et par secteur d’activité ? .

17.           Quel est le  pourcentage, à Genève, de jeunes ne trouvant pas d’emploi depuis la fin de leur formation professionnelle (année 2008) ?

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18.           Quel est le nombre de chômeurs genevois par catégorie professionnelle ?

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19.           Quel est le pourcentage des candidatures de frontaliers, par département de l’administration, par année depuis 2002 ?

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Commentaires

Si je puis me permettre, les emplois publics en France ne sont pas réservés aux seuls Français, mais ouverts à tous les ressortissants de l'Union européenne.

Par ailleurs, M. Stauffer, que les frontaliers s'enrichissent, en soi, je ne vois pas en quoi c'est mauvais : dans votre fougue, vous donnez le sentiment de le regretter.

La confusion vient d'ailleurs peut-être de ce que vous mêlez ce débat économique aux questions de nationalité, alors qu'en réalité, il suffirait de demander aux employeurs de n'employer que des domiciliés à moins de dix kilomètres pour résoudre les problèmes concrets sans passer par le point d'honneur et le souvenir de la République, telle qu'elle ne fut qu'au XVIIIe siècle, en gros.

Or, personnellement, je trouve normal d'employer des étrangers, mais pas vraiment de ne pas s'occuper des conditions d'accès au lieu de travail des employés.

Écrit par : R.Mogenet | 14/11/2008

Selon Rémi:

"Si je puis me permettre, les emplois publics en France ne sont pas réservés aux seuls Français, mais ouverts à tous les ressortissants de l'Union européenne."

Sur le principe je n'en doute pas, et concrètement quel est le % de non français dans l'administration publique française ?

AF

Écrit par : Alain Fernal | 14/11/2008

Ce que le MCG s'entête à ne pas comprendre, c'est que si Genève est tellement attractive, parce qu'elle offre de meilleurs salaires qu'alentours, c'est parce qu'elle gagne plus d'argent qu'alentours et qu'elle tire l'essentiel de ses revenus de l'étranger. Notamment ceux qui sont les plus juteux.
Grâce au secret bancaire pour une toute petite partie, mais surtout grâce au savoir faire et aux compétences de tous ces étrangers et frontaliers dans des domaines hautement concurrentiels, qui ont été recrutés et sélectionnés non pas sur le minuscule marché de l'emploi genevois, mais sur un marché de plusieurs dizaines de millions de personnes, voire sur l'Europe ou même le monde.
Alors on peut enclencher la marche arrière, et revenir aux beaux temps du Plan Wahlen ou même encore avant, à celui des mercenaires et des fabricants de Gruyère, mais cela aura surtout pour conséquence de réduire drastiquement le train de vie de la République et de ses citoyens.
Ou alors on peut essayer de développer des solutions intelligentes à long terme, dans la création d'emplois de proximité par exemple, une meilleure adéquation des formations professionnelles... et l'abandon du rêve éveillé qui voudrait que parce que l'on nait Genevois, on ait droit indéfiniment au beurre et à l'argent du beurre.
Notre bonne fortune ne tombe pas du ciel, elle provient de l'étranger pour plus d'un Franc sur deux. Fermons les frontières et divisons nos revenus par deux. A 1900 FS par mois, pour un job de secrétaire, avec l'assurance maladie et les trajets à payer, les Françaises resteront en France. Ce sera supercool pour l'environnement. Mais je ne suis pas certain que les électeurs du MCG en soient ravis à long terme.

Écrit par : Philippe Souaille | 14/11/2008

Merci beaucoup pour votre article très instructif et brisant enfin le tabou sur les frontaliers.

Pour être en ce moment dans la même situation que l'exemple de Madame X a), je trouve déplorable que des entreprises soient autorisées à mettre à la porte des Suisses pour des raisons de "restructuration" et d'engager 2 jours plus tard une personne de nationalité française! Et personne ne dit rien ni ne fait rien! C'est honteux!

L'ambiance dans la plupart des grandes sociétés de notre canton devient juste insupportable, la lutte est là et elle se base sur la baisse des salaires et non pas sur la qualité de travail. Tout s'en ressent et en tant que personne vivant seule mon seul but (ainsi que celui de bon nombre de jeunes travailleurs d'après différents forums et écrits) est dorénavant de quitter le pays, c'est dire! Alors allons-nous encore longtemps nous laisser envahir?

Souhaitons que nos chères Autorités soient un peu plus efficace que sur la question de la cigarette et prions pour que l'argent et ses bénéfices arrêtent de nous gouverner! Je sais je rêve beaucoup!!!

Écrit par : downunder | 14/11/2008

Mr Souaille,

Il y aussi du vrai dans vos propos, les echanges favorise la creation de valeurs ajoutés et son donc benefique a la prosperité de tous.

Ce qui n'empêche pas que les questions soulevée par le MCG merite reponse. Parce que pour des raisons ideologiques diametralement opposées la gauche et la droite liberale s'entendent parfaitement pour, si ce n'est dissimulé, disons ne pas diffuser certaines données factuelles sur le sujet

A mon sens il ne s'agit pas de fermer les frontières ou renvoyer tous les frontaliers chez eux. Mais simplement de se donner la possibilité d'une reflexion objective et pour cela commencer par la transparence des chiffres.

Alors voyez vous une raison pour ne pas repondre a ces 19 points ?

AF

Écrit par : Alain Fernal | 14/11/2008

@Rogenet

Vous voulez donc déraciner tout le monde? Vous ne voyez pas, que le marché de travail ne fonctionnent pas? 6 milliards personnes, qui aimerait travailler en Suisse? Ce qui fait que les quelques Suisses sont en concurrence avec toute la terre! Et l'exemple de la secrétaire trilingue est juste UN exemple de DUMPING DE COMPÉTENCE. Il y en a encore plein d'autre façon pour dumper (heures suplementaires, sécurité de travail, etc.). Le but de tout ce système est de redistribuer les frais: Une partie va chez l'état, donc l'imposable: Subvention de logement, aide d'assurance maladie, subvention pour les enfants, etc. Et l'autre partie chez l'employé: Trajets (temps, frais, risques, déracinage). Pour que l'employeur paye aussi peu que possible et l'entreprise, dans laquelle les riches sont investis et tirent leur profit sans travailler, reste encore un petit moment profitable.
Si un seule politicien à Berne aurait un petit moment de conscience, il demanderait un bilan de tout ce que coûte l'immigration en masse pour la large société. Dans toute les pays, qui ont fait une telle analyse (Angleterre, Allemagne, USA) ce bilan était ultranégative!!! Exemple: Aux USA ils ont trouvé, qu'un immigré en moyenne leurs coûte 120$, mais il rapporte uniquement 70$. En Allemagne (Prof. Dr. Hans-Werner Sinn), ils on trouvé, qu'un étranger devient LEGEREMENT profitable uniquement après avoir séjourné au moins 25 ans. Et en Angleterre vous pouvez lire ici: et ici . Les seuls, qui profitent sont les riches (http://www.wsws.org/articles/2008/sep2008/germ-s16.shtml). Nous, on paye avec le collapse du système sociale (http://www.brusselsjournal.com/node/938), baisse de salaires, augmentation des impôts, etc. Les seuls, qui essaye de réparer, ce qui est possible à réparer sont les espagnols: (Ils payent les immigrés pour qu'ils retournent).

Écrit par : Heiri Müller | 14/11/2008

M. Souaille,

Sans arriver au stade (extrême) de la fermeture des frontières et des salaires divisés par deux, je pense qu'on pourrait se recentrer sur un juste milieu. Je n'ai pas connaissance de beaucoup de pays qui aient un niveau de vie aussi élevé que la Suisse mais se laisser aller de la sorte est terrible. Commencer à refuser des postes à des gens qui ont des langues et des diplômes (et l'âge!) pour les proposer à des étrangers avec 1'000.- de moins, c'est un peu le début de la fin non?!

Écrit par : downunder | 14/11/2008

UNE SEULE SOLUTION:

votez NON à la poursuite de la libre circulation des personnes avec l’UE et son élargissement à la Bulgarie et à la Roumanie !!

TOUT PEUT S'ARRETER.DEFINITIVEMENT!!!!!!!!!

Écrit par : Résidentgenevois | 14/11/2008

Je soutiendrais la démarche du MCG, suggérée par René Mogenet, qui irait dans le sens de la réduction de la pollution.

"de n'employer que des domiciliés à moins de dix kilomètres pour résoudre les problèmes concrets"

Pourquoi ne pas prendre le problème à bras le corps et s'attirer tout le soutien du parti Les Verts, en leur proposant de réduire la pollution et la fréquentation de nos routes et de nos parkings en réduisant le nombre de frontaliers ?

Ainsi vous aurez également le soutien de l'UDC qui se soucie beaucoup de notre environnement.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 14/11/2008

@Alain Fernal

Alors, d'où viens cette richesse d'abord?
Vous dites, que les étrangers viennent parce qu'il y en a beaucoup d'argent ici. Et en même temps, vous dites, que c'est eux, ces étranger, qui amènent par leurs compétences cette richesse. Votre serpent se mange elle-même.
Et les Suisses peuvent donc aller au chômage?
Ne serait-il pas plus intelligent d'améliorer constamment notre système de formation et d'engager des Suisses en Suisse? Ne pas déraciner tout le monde?

Écrit par : Heiri Müller | 14/11/2008

Monsieur Stauffer,

Qu'avez vous fait pour offrir des logements bon marché a vos concitoyens???? rien

Qu'avez vous fait pour les jeunes aient une vraie formation universitaire plutot qu'un CFC qui ne permet pas d'acceder aux fonctions strategiques et decisionnelles des entreprises?
rien

Qu'avez vous fait pour reglementer le salaire minimum?
Rien

Qu'avez vous fait pour redonner aux Genevois la securité et la propretée qui faisait de Geneve une des villes les plus agreable d'Europe???
Rien ( ah si un pauvre reportage bidon sur les dealers y a 2 ou 3 ans )

Qu'avez vous fait pour satisfaire votre egocentrisme et votre arrivisme ?
- le guignol a Naples
- le guignol au Conseil
- le guignol dans une societe dont vous etes administrateur et dont vous devez le secret et la confidentialité
- le guignol agent secret
- ...

Bref Monsieur Stauffer , vos revendications ne seront recevables que lorsque vous aurez vraiment travailler pour le bien de Geneve et de ses habitants.

Un Francais frontalier depuis plus de 31ans qui aimerait bien vivre en harmonie avec ses voisins

PS: je rejoins tout a fait l'analyse plus que pertinente de Mr Philippe Souaille

Écrit par : Un Frouze | 14/11/2008

Voici les URL pour les analyses en Angleterre:

http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/politics/7322825.stm
http://www.timesonline.co.uk/tol/news/politics/article3656171.ece

Ils ont été enlevé par le système.

Écrit par : Heiri Müller | 14/11/2008

Une entreprise genevoise qui a travaillé au remplacement des portes et fenêtres dans mon appartement, emploie QUE des frontaliers. Il est pénible d'entendre ces personnes déclarer que c'est grâce aux frontaliers que Genève fonctionne et que, sans eux, tout serait bloqué. L'attrait des salaires contribue à l'"envahissement" de notre canton par ces gens qui habitent en France voisine pour la simple raison du coût des loyers. Je suppose que, vu que son salaire a été revu à la baisse, M. Mouchet va être obligé de s'expatrier pour vivre correctement !!

Écrit par : Octave Vairgebel | 14/11/2008

Combien de Suisses (sans passeport français) et de non-Français à la Mairie d'Annemasse?

On attend avec curiosité les chiffres.

M. Mogenet trouve normal d'employer des étrangers. Les Français devraient commencer à montrer l'exemple, alors qu'ils sont RACISTES AVEC LES ARABES.

La fermeture, on la trouve surtout EN FRANCE, M. Souaille.

Parlons un peu du FRONT NATIONAL, grand exemple d'ouverture et de démocratie.

Fini de rire, M. Souaille.

Écrit par : Liberté-égalité-fraternité | 14/11/2008

Sujet délicat. Il y a tellement d'intérêts en jeu, qu'il paraît bien difficile d'avoir un débat équilibré et sensé: les intérêts des travailleurs et employés de par et d'autre de la frontière, des employeurs à Genève, des Genevois qui habitent en France ou qui sont propriétaires de l'autre côté de la frontière, sont bi-nationaux ou mariés à des Français(es). Chacun va donc défendre ses intérêts propres, sans même nécessairement s'en rendre compte.
Pour que ceux qui ne sont pas si directement touchés par le problème puissent se faire une opinion aussi informée que possible et non fondée sur des a priori idéologiques, les témoignages individuels des gens qui se sentent lésés sont utiles, mais devraient en outre être confrontés à des données aussi objectives que possible. Ainsi la note de service dont il est fait mention à propos des HUG et la situation à laquelle elle répond me paraissent d'une grande importance, car elle se rapporte à un phénomène dénoncé plus d'une fois dans la population. De même toutes les statistiques sur l'ampleur de ce que certains voient comme un sorte de pourrissement du marché du travail doivent être mises à disposition du public. Un rapport sur le nombre de frontaliers français occupant des responsabilités dans les divers services publics genevois (particulièrement à des postes qui touchent au recrutement), en regard de la situation contraire en France voisine, serait peut-être de nature à rassurer les citoyens genevois qui, sans être franco-phobes, sont néanmoins très préoccupés du sort de leurs concitoyens laissés sur le carreau.

Écrit par : Mère | 14/11/2008

Je ne sais pas si la mairie d'Annemasse est tès attractive, pour les ressortissants de l'Union européenne. Il vaudrait mieux comparer avec Lyon. Mais je ne sais rien, sur ce sujet. De toute façon, la France n'est pas aussi attractive que la Suisse : c'est un fait.

Enfin, personnellement, sur le fond, je pense qu'il devrait y avoir plus d'adéquation entre le domicile et le lieu de travail. Les Verts mêmes peuvent penser pareil, du moment qu'on ne parle pas de la frontière, qui n'arrête en fait pas le gaz carbonique.

Mais le fait est que je ne suis pas opposé à la mondialisation, que je pense simplement dommage que les Etats essayent plus de profiter de la mondialisation, en se mettant eux-mêmes en concurrence, que de réguler ses flux et de moraliser les pratiques consécutives à son existence, en construisant un vrai gouvernement mondial. Mais cela éloigne du problème, à mon avis. J'ai simplement voulu dire qu'en se fondant sur le kilométrage de préférence à la nationalité, on parvenait à peu près au but souhaité en restant dans un domaine purement technique. Remarquez que cela m'exclut, car même si je n'habite pas loi, j'habite quand même à plus de 10 km de Genève. Je n'y viens que pour faire des achats, et donc, favoriser l'emploi !

Écrit par : R.Mogenet | 14/11/2008

Je n'habite pas loiN.

Écrit par : R.Mogenet | 14/11/2008

@Heiri Muller

Relisez moi, je n'ai jamais ecrit les propos que vous m'attribuez !

AF

Écrit par : Alain fernal | 14/11/2008

L'exemple de la telephoniste ne peux pas être veridique !

Plaisanterie bien connu et basée sur un fond de verité, ceux qui ont un peu parcouru le monde la comprendront:

Comment appel-t-on une personne qui parle 3 langues: Un trilingue
Une personne qui parle 2 langues: Un bilingue
Une seule langue: Un Français !

Écrit par : Eastwood | 14/11/2008

Il n'est jamais inutile de disposer de chiffres précis. D'ailleurs, ceux-ci pourraient bien relativiser les phobies du MCG. Cela étant le fait que des frontaliers s'engagent parmi est un serpent de mer. C'est très certainement parfois vrai et souvent faux. La première fois que j'ai entendu quelqu'un s'en plaindre, c'était une portugaise… après qu'elle m'ait confessée avoir été engagée grâce un collègue portugais.
On dit aussi que les russophones se cooptent beaucoup à l'ONU, que les Philippines trustent toutes les places de nettoyeuses, que les valaisans étaient particulièrement nombreux à une époque à la TSR, que les francs macs, ceci, les juifs cela… ce genre de chose ne sent jamais très bon... Il existe aussi des boîtes, ou des administrations, où une candidature venue d'outre-frontière atterrit à la poubelle avant d'être ouverte. Et je ne suis pas certain que la directive des HUG, si elle existe, soit très conforme aux accords internationaux souscrits par la Suisse.
Maintenant si une boîte pense que d'avoir une secrétaire trilingue et un peu juriste peut lui être utile, surtout si elle fait ou espère faire un peu d'international, où est le mal ? Sans compter que le message du MCG occulte complètement un aspect essentiel de tout recrutement, l'impression laissée par le candidat, indépendamment de ses qualités intrinsèques. C'est en général celui (ou celle) qui sait donner l'impression d'en vouloir plus que les autres qui est choisi. Et c'est normal.

L'ilôt de chèreté qu'est Genève ne peut pas vivre coupé du monde.

Je salue cordialement la prise de position de Rémy Mogenet en faveur d'un gouvernement mondial, mais je ne peux que remarquer que son idée des dix kilomètres n'est pas applicable en l'état. Outre qu'elle serait une sacrée atteinte à la liberté des gens, elle mettrait un petchi incommensurable dans le marché de l'immobilier et dans celui de l'emploi.
Des loyers en hausse vertigineuse sous la pression de la demande et l'effondrement du marché du travail, parce que les boîtes ne trouvant plus où loger leur personnel, partiraient se faire imposer ailleurs…
Alors, cela finirait évidemment par se rééquilibrer, autour d'un concept de Genève moins opulente, mais en attendant quels dégâts ! La région fonctionne tant bien que mal grâce à l'existence de la France voisine et du canton de Vaud, où nombre de Genevois ont choisi d'aller habiter. Seul moyen pour eux de trouver un logement décent abordable. Parce que les bilatérales fonctionnent dans les deux sens. Si on empêchent les frontaliers de venir bosser, la France (et l'UE) vont aussi empêcher les Genevois d'aller s'établir en France.
Ce qui arrangerait drôlement les affaires des fonctionnaires français, qui actuellement pleurent – pour de vrai, instituteurs, postiers et autres - lorsqu'ils sont muté en zone frontière, car le prix d'un logement (lorsqu'ils en trouvent) équivaut à leur salaire…
Genève et les Genevois ne peuvent pas avoir à la fois, le beurre, la crémière, le pot de lait, l'étable à la campagne et le supermarché à la porte… En l'occurrence des loyers pas chers pas trop loin, des espaces verts partout, les salaires les plus élevés du monde, pas de problème de transport ni de pollution. Il faut faire des choix, trouver des arbitrages. Ceux qui fonctionnent actuellement ne sont peut-être pas les bons. Mais avant de les changer, il faut réfléchir un peu plus loin que le bout de son nez.
La première chose, évidente, à faire, c'est plus de logements. Et de différentes catégories. Beaucoup plus. L'effort actuel est important, mais il reste bien inférieur à ce qu'il faudrait. Maintenant, mettez-vous à la place d'une Parisienne par exemple, qui vit dans une bassin d'emploi de 10 millions d'habitants (à peine 1 pour Genève). Ne croyez vous pas que la secrétaire monolingue, certainement compétente, va se faire passer devant par une trilingue venue de sa banlieue ? Evidement que oui. Et elle n'aura aucun droit de recours car il n'est pas question de frontière.
Genève vit sur un nuage, et le monde lui demande d'en descendre. Elle peut choisir de se barricader et de fermer les frontières. Le problème, c'est que le monde sera ravi de tourner sans elle. Mais qu'elle ne saura pas tourner sans le monde. La solution, ce n'est pas de barrer la route aux plus qualifiés, ou aux plus motivés – parce que c'est aussi ça le secret de l'embauche, être le plus motivé, et évidemment qu'un français qui gagne des clopinettes est beaucoup plus motivé qu'un Genevois endormi sur ses lauriers. La solution c'est de développer des jobs et des occupations pour les autres… de faire en sorte de former davantage de qualifiés… et d'entretenir ou de retrouver la motivation.

Écrit par : Philippe Souaille | 14/11/2008

Arrêtons d'insulter les Genevois, M. Souaille.

Ils sont seulement plus NAIFS que les autres en écoutant vos sornettes.

La France engage des FRANCAIS mais Genève n'aurait pas le droit d'engager des GENEVOIS.

Et vous trouvez ça normal? Ouvrez un peu vos esgourdes. A qualification égale, l'habitant de Genève est discriminé. Si on est assez crétins.

Écrit par : liberté-égalité-fraternité | 14/11/2008

"La société XX SA établie à Genève cherche une réceptionniste-téléphoniste. Profil : langue ; Français, dactylos, salaire 3'800.00 mensuel.

a) Mme X, 34 ans résidente genevoise cfc d’employé de bureau parle le français uniquement et correspond au profil. Accepte le salaire proposé.

b) Mme X, 27 ans résidente à Grenoble, Française, Licence en droit, trilingue français, espagnol et anglais. Accepte le salaire proposé. Précisions que cette dernière était au chômage à Grenoble depuis la fin de ses études et survivait par de petit job « livraison de pizza », « coursière », etc."

Je ne comprends pas le choix de la société. Il est évident que la Grenobloise avec son CV ne va pas rester réceptionniste longtemps. Il faudra donc à cette société trouver une autre employée, la former à nouveau, etc. Economiquement le choix est absurde.

En ce qui concerne les trajets domicile-travail, il devrait être pris en charge par l'employeur d'une manière ou d'une autre. Avez-vous remarqué que tout est fait en matière d'aménagement du territoire pour faciliter la circulation des marchandises, et que la circulation des personnes n'est en aucun cas optimisée? Tant que le temps de parcours travail-domicile n'est pas pris en compte par l'économie (tout repose sur le travailleur), on assistera à des engorgements sur les routes, des bus bondés, etc. qui coûtent très chers. Ou alors certaines personnes ont intérêt à ce que les travailleurs dans leur majorité soient abrutis par les fatigues des déplacements.

Écrit par : Johann | 14/11/2008

"En l'occurrence des loyers pas chers pas trop loin, des espaces verts partout, les salaires les plus élevés du monde, pas de problème de transport ni de pollution."

Je rêve!
Qu'en est-il de cette étude qui désignait Genève comme la pire ville de la Suisse, où il restait le moins d'argent disponible après avoir payé les factures obligatoires...? Pas de pollution? MDR! Encore un qui ne fait pas de sport à Genève ou qui ne sort jamais.

Écrit par : Johann | 14/11/2008

@ Un Frouze

bonsoir

et qu'on fait les autres partis politiques pour les sujets que vous avez lancé ?

RIEN

Eric Stauffer à au moins agit lui... que cela vous déplaise

Écrit par : justice | 14/11/2008

Johann, je sors et je fais même du vélo à Genève, mais je sors et je me promène aussi dans d'autres grandes villes du monde (je parle de capitales économiques et politiques ce qu'est Genève incontestablement) et franchement ailleurs, en général, question pollution et verdure, c'est nettement pire. Mais bon, lorsqu'on aura bouclé le contournement par le lac, cela permettra enfin de désengorger le centre ville.
Pour ce qui est des prix comparatifs, je ne sache pas que l'étude du Crédit Suisse dont vous parlez incluait les logements en France voisine (ceux dont je parlais comme "pas cher pas trop loin"). Et s'il est vrai que les salaires genevois sont davantage ponctionnés que les salaires obwaldiens, le salaire moyen à Genève n'en est pas moins nettement plus élevé qu'à Obwald. Ce qui change tout. Plus élevé parce qu'à travail égal, il est plus élevé et parce que les jobs proposés sont beaucoup plus spécialisés, avec un niveau de qualification supérieur.
Maintenant, dans la plupart des pays du monde, lorsqu'une certaine catégorie de gens ne trouvent plus de travail ou ne sont plus heureux là où ils sont, ils cherchent à partir. Cela s'appelle l'émigration. Pour le moment, personne ne semble encore avoir relevé de mouvement dans ce sens au sein de la population genevoise. Sauf peut-être en direction du sud de la France, voir vers la Toscane ou l'Andalousie, au moment de la retraite ... Ou même un peu avant. Interdisons aux Français de venir travailler en Suisse et comme il faut bien qu'il y ait une réciproque, aux Suisses d'aller se reposer en France...
Quant au courageux annonyme qui prétend que la France réserve ses emplois aux Français, c'est juste faux. Tous les citoyens de l'UE y ont droit et à ma connaissance les Suisses - bien que non membres de l'UE - sont assimilés aux citoyens de l'UE en matière de libre circulation et de contrat de travail...
La question, c'est combien de Genevois au chômage ont envie d'aller travailler à la mairie d'Annemasse ?
Dernière chose: le nombre de frontaliers a fait un bond, certes, mais dans le même temps le nombre de chômeurs à Genève a diminué, parce qu'il ne s'est jamais créé autant d'emplois. Cela s'appelle le dynamisme. Cela fait partie des chiffres qu'il faudra bien donner aussi.

Écrit par : Philippe Souaille | 14/11/2008

A Philippe Souaille,

Comme le disait si justement à votre propos Carlo Sommaruga, vous n'êtes qu'une petite plume sans aucun crédit. A bon entendeur...

Écrit par : John | 15/11/2008

M. Souaille, si 10 km, c'est trop peu, disons 20, et ce serait une loi environnementale. D'ailleurs, moi-même, je travaille à 11 kilomètres de mon domicile : 10 km, c'est vrai que ce n'est pas raisonnable. Cependant, il me semble que sur le plan économique, vous n'avez pas tort, et que les rentes fiscales, en tout cas, sont plutôt aidées par l'emploii de frontaliers. Maintenant, cela a un coût environnemental, et ici, cela ressemble à une forme de dumping. Si Genève choisit une forme de décroissance dans un souci social de plein emploi et de qualité de vie, je ne pense pas que cela soit spécialement illégitime. Evidemment, la recherche de l'équilibre entre le social et l'économique empêche les rentrées économiques maximales, en tout cas sur le court terme.

Pensons au sondage qui a vu les Suisses romands voir d'un bon oeil le rattachement de la France voisine à la Confédération. Si le sondage avait exposé que les frais d'administration nouveaux reposeraient sur les salaires les plus importants qui sont justement situés en Suisse, peut-être que l'enthousiasme n'aurait pas été le même. La situation de frontaliers pendulaires voire saisonniers a toujours convenu aux Genevois, il faut bien l'admettre. Maintenant, si le peuple genevois trouve qu'il faut refermer les frontières, eh bien, c'est son choix. La mondialisation porte en elle un facteur de dissolution, c'est certain, et si on n'y remédie pas assez vite, il est normal qu'on veuille la freiner.

Écrit par : R.Mogenet | 01/12/2008

Il faudra tout de même un jour renoncer à la vente, complète, du continent avant de se faire mettre un coup de pied au derrière en tant que méditerranéen du nord, pour aller travaillé là ou on voudra bien nous employer. En plus dans un trés proche avenir, surement, et ca sera, dans les marchés émergent. Leurs alliances economique risque juste de nous laisser, ko, grace a leur superproductivité du fait qu'ils sont tout simplement bien plus nombreux que nous. Surement ils nous donneront des salaires valorisant...
Pour nous autres, suisses europeens. Normalement, y a juste à ouvrir un peu les yeux, et tendre l'oreille, pour se rendre a l'évidence.
L'immigration à déjà mis en place des nouvelles structures sociales ces derniers temps, ingérable puisque la demande ne cesse de croitre et une société d'assister c'est moins de libre choix car les écarts entre les classes n'est que grandissant.
Les nouveaux arrivant qui eux ont de la croissance démographique, économique, ce qui est donc, soi disant bon pour l'économie des pays "riche" puisque en recession bientôt. Le problème, les avides de spéculations, nos autorités, puisqu la plupart veulent du fric sur le cour therme vue qu'ils ont qu'un petit mandat généralement, mettent tout en oeuvres pour avoir une société désinformé (journaux a sensations, internet trés vaste peu pratique si l'on ne pas s'en servir,etc...) pour un pouvoir central schématiser pour les rendres plus éligibles donc ultra liberaux dans tout les partis ou presque.
La main d'oeuvre a pas chère une fois installer, en s'intégrant comme des citoyens du coins, si je puis dire, au début, finissent, une fois les papiers en poche, par profiter des services sociaux, la plupart du temps. Sans parler du reste...
Nos acquis, notre cohésion inégalé que nous avons la chance d'avoir sur notre sol, ne se sont pas fait du jour au lendemain mais sur des siècles de bon vouloir de notre bonne église quand même, qui tout fait pour nous nous entraidons et oui trop de guerres mais à la vitesse ou reprenons le chemin je préfère penser a rien. Je suis pour le mélange des races mais bon faut pas exagèrer non plus... c'est un bon début de génocide par exemple, a mon avis, ou un bon début de bataille rangé, et s'il venait du jour au lendemain a manquer nourriture sur la planète ou qu'une secousse sismique importante survienne, la, ca remettrer vite les pendules a l'heure et nous nous rendrons bien compte que les personnes relativement ouverte sur l'exterieur y'en à peu, je préfère même pas trop imaginé tout est possible dit-on et comme nous vivons de plus en plus dan l'incertitude... C'est pas qu'une histoire de frontalier, genevois. C'est à la racine qu'il faut régler le problème pour le job. Les U.S.A en sont le bon exemple avec des villes entières qui deviennent fantômes en quelques mois a cause de gangs qui s'incrustes au villes calmes sans ennuis compétitives et font fuirent toutes les richesses, faut pas s'étonner ensuite qu'il y ait bulle spéculative. Après ils osent encore nous envoyé leurs factures, si c'est ca la mondialisation s'adapter au plus inintelligent de la planète moi je bravo, continuons mais je crois que le bout du tunnel nous sommes pas près de le voir.
La cité calvin à une longue histoire d'accueil seulement acceuillir toutes les misères et coutumes du monde ce'n'est pas gérable de nos jours avec la mobilté des personnes.

Écrit par : remarque d'un toulousain piemontais andalous belge | 05/12/2008

Ce qu'oublie de dire M. Stauffer, c'est que beaucoup d'Italiens sont partis s'installer en France voisine pour trouver un logement. La plupart de mes amis de Carouge habitent désormais en France. Ils étaient permis C et ils ont maitenant des permis G. Donc ce sont des gens dont les parents ont contribué à l'essort de Genève et sont traités maintenant comme des moins que rien. Je trouve celà lamentable surtout de la part de Stauffer qui est aussi Italien ! Car si l'on suit l'idée de Stauffer, les yougoslves, Albanais et autres qui sont arrivés après à Genève, auraient plus de droits que les Italiens établis en France voisine !

Écrit par : Vincenzo | 05/12/2008

Vincenz,

Etant donné que les Savoyards de l'époque, n'étaient pas français comme beaucoup d'incultes semblent croire...mais faisaient partie du Royaume Piémont et Sardaigne (Italie actuellement) c'est donc aux Italiens que s'en prend le MCG comme répression contre les savo-italiens !

Écrit par : André | 07/12/2008

Les Savoyards ont peut-être quelque chose d'italien, mais en 1602, le duc de Savoie n'avait pas encore acquis le titre de roi de Sardaigne, et donc, on parlait encore de duché de Savoie, et pas encore de royaume de Piémont-Sardaigne. D'ailleurs, la capitale était restée Chambéry jusqu'en 1563, et la suprématie du Piémont a mis un certain temps à s'affirmer. C'est apparu surtout à partir du XVIIIe siècle. Il faut donc dire qu'en 1602, les Savoyards étaient savoyards : ils n'avaient pas d'autres titres, pas d'autres noms. Comme je l'ai écrit dans un article assez récent, les Savoyards, du reste, se sont sentis jusqu'au bout savoyards, et seulement savoyards.

Écrit par : R.Mogenet | 07/12/2008

R. Mogenet,

Il sagissait simplement une boutade pour faire comprendre aux anti-Savoyards en général que les Savoyards n'ont rien à voir avec la France et que les Savoyards de l'époque n'étaient pas Français, comme Carouge ne faisait pas partie de la République de Genève mais faisait partie du Duché de Savoie.

Bonne journée.

Écrit par : André | 08/12/2008

Oui, bien sûr, mais si les Savoyards aiment bien rappeler qu'ils ont eu leurs propres princes, distincts des rois de France, ils n'aiment en fait pas tellement être assimilés aux Italiens. On ne parle de royaume de Piémont-Sardaigne que pour le XIXe siècle. C'était juste une précision. Sinon, vous avez raison, et si les citoyens genevois ont peur des empiètements de la France sur leur souveraineté, il serait surtout raisonnable de penser à 1798. Mais peut-être qu'il est plus facile de critiquer les Savoyards et leur duc que la France républicaine de Bonaparte.

Écrit par : R.Mogenet | 08/12/2008

Cela fait 6 mois que je ne parviens plus à décrocher d'entretien d'embauche, pourtant je postule pour des emplois parfaitement en accord avec mes compétences.

On dirait que tous les employeurs font le même calcul: c'est la crise, donc le plus important pour un nouvel employé est qu'il coûte le moins possible.

J'ai fait un budget pour savoir quel est le salaire minimum que je peux accepter pour un job.
Je suppose que tous les français qui ont perdu leur job et qui ont décidé de tenter leur chance à Genève ont fait le même calcul que moi, sauf qu'ils n'arrivent pas au même résultat.

J'aimerais bien dire à un employeur que je serais prêt à accepter ce salaire minable, mais pour ça il faudrait qu'il acceptre de me rencontrer.

Si je ne trouve pas d'emploi d'ici 6 mois, je toucherai l'aide sociale, je serai encore un peu plus exclu du monde du travail.

J'ai moins de 40 ans et je suis qualifié, je ne ressemble pas exactement à l'image que l'on se fait généralement du cas social.

Les services sociaux devraient calculer mon minimum vital mensuel comme suit:

loyer : 1'550
pension : 1'400
ass. maladie : 427
ass. compl. : 89
ass. vie : 49
frais med. : 145
minimum vital: 1'250 (pour nourriture, habits, électricité, téléphone, etc.)

Pour le crédit, les impôts en retard et les loisirs, on verra ça dans une autre vie.

total: CHF 4'910 ( EUR 3'240 )

Une place de travail avec ce salaire me permettrait à peine de survivre, mais elle serait une aubaine pour beaucoup de français plus qualifiés que moi.
Est-ce si difficile à comprendre?

La crise n'est pas là depuis la semaine dernière, mais entre ceux qui se réjouissaient de la baisse des salaires et ceux qui avaient peur de passer pour des sympathisants de l'UDC, il n'y a eu aucun politicien pour prendre ses responsabilités et admettre que nous courions à la catastrophe.
C'est un peu tard, mais ils pourraient commencer par rétablir le nombre de côtisations chômage à ce qu'ils étaient il y a peu.

Ensuite ils pourraient parler des chiffres, combien de personnes cherchent réellement du travail? Combien de personnes sont à l'hospice génnéral?

Les chiffres sont à la disposition de tout le monde, mais personne n'en parle.
Durant ces 6 derniers mois à Genève, il y a eu en même temps 2'000 chômeurs de plus, et 3'000 frontaliers de plus.

http://www.ge.ch/statistique/statistiques/indicateurs/indicateurs.asp

Écrit par : paindur | 14/03/2009

Monsieur,
Je suis en suisse depuit bien lomptemp et je n'est jamais vu un tell désastre au paravant, chômage, hospice,tout ça c'est la faute a qui j'aimerai bien le savoir et comprendre parce-que ça me dépasse vraiment, je suis au chômage depuit 2007 tout les couriers revient négative parce-que j'ai 47 ans. j'ai une fille je suis toute seul pas de boulot pas d'assistance j'ai bouffet tout mes économis j'ai plus la force de me battre contre le sistème les suisse sont trop vieux pour travailler et pas les frontaliers je suis prète à gagner le même prix q'un frontalier le sencièlle je trouve un boulot pour contunier à vivre moi et ma fille c'est vraiment honteux de la part de la suisse de laisser sont peuple en dificulté, nous en a cotisé aussi a la fin en a rien.

Écrit par : Mosbah Latifa | 02/03/2010

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