07/07/2007

Chômeurs la Fin du calvaire.....

Voici la proposition qui devrait mettre fin au calvaire des chômeurs à Genève. 

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La Motion 1724 du 27 octobre 2006 devrait être traitée par le Grand Conseil vers le mois de septembre 2007.

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Analyses et propositions

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Nous devons constater que les accords bilatéraux, dont je reconnaît toute une partie des effets bénéfiques, causent de réels ravages dans le marché de l’emploi à Genève et pour les personnes de plus de 40 ans en particulier. Bon nombre de nos concitoyen(ne)s, très honorablement connus pour leur dévouement à leur travail sont ainsi touché(e)s, bien malgré eux (elles), par la disgrâce du chômage.

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Cho
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 La majorité du parlement est bien placée pour savoir que la crise du logement est un serpent de mer qui, en réalité, arrange tout le monde. Le grand capital, qui croit ainsi sans effort, comme la gauche, qui voit elle aussi sans effort, grossir sa cagnotte électorale des locataires mécontents ou apeurés.

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 Cet attentisme stratégique fait que le chanceux qui trouve un emploi à Genève doit ensuite migrer vers la France voisine pour s’y loger, causant ainsi le déséquilibre dénoncé par le Conseil d’Etat s’exprimant par notre grand argentier qui ne saurait être taxé de xénophobe !

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 Contrairement à la récente déclaration, opportuniste du président du Conseil d’Etat qui me visait directement, ni le MCG ni ceux qui sont derrière lui ne sont des « allumés » (sic) qui prônent l’autarcie. J'espére simplement que le ministre de l’économie ne sombre pas à son tour dans l’autisme politique et qu’il prenne les mesures incitatives qui s’imposent pour relancer prioritairement l’engagement d’employés résidants sur le canton.

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 Sans qu’il soit nécessaire d’être un génie de l’économie, tout le monde comprend que l’ensemble des mesures proposées par la motion déposée par le MCG, coûtera moins cher que le chômage, tant socialement que sociologiquement.

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 L’inanité de la politique actuelle du gouvernement est d’autant plus outrageante que l’économie genevoise créé plus d’emplois (arrivée de nouvelles sociétés  et développement de celles qui sont déjà établies), qu’elle n’en perd (faillite, délocalisations,  restructurations, etc).

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 Or cette embellie, principalement due à l’attractivité de Genève, au niveau de formation prodigué à nos jeunes tants par les HES que par l’Alma Mater, ne profite pas aux demandeurs d’emploi résidant genevois !

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En effet malgré l’augmentation des postes de travail le chômage n’a cessé d’augmenter à Genève.

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 Contrairement à ce que croit le ministre de l’économie ce résultat est alarmant, car tous les nouveaux emplois trouvent preneurs, mais à plus de 83% par des « Euros Frontaliers » avec pour conséquence directe que se sont les résidents genevois qui restent de plus en plus sur le « carreau ».

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 Il va de soi que le principe de non discrimination doit être respecté, quand bien même tel n’est pas le cas lorsqu’un suisse veut travailler en France, à commencer par la fonction publique ou la législation française interdit purement et simplement l’engagement d’étranger. Il fait en revanche partie du mandat que nous a confié le Souverain de tout mettre en œuvre afin de réduire le taux de chômage indécent que connaît Genève. Avec la croissance que connaît notre République il est tout simplement insultant pour les demandeurs d’emplois que leur nombre atteigne des sommets (record Suisse) et que, parallèlement, le taux de chômage dans les départements de la Haute Savoie et de l’Ain soit le plus bas de France ! Il n’est pas nécessaire d’être « allumés » pour comprendre ça mais tout simplement d’y voir clair.

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  Nous savons également de l’aveu même de notre grand argentier, qu’en matière fiscale la péréquation inter-cantonale en a pris un coup avec Berne, qui ne veux pas entrer dans le calcul les 60'000 frontaliers (impôts perçus / par le nombre de travailleurs résidants sur le canton = clef de répartition de la péréquation), si bien que Genève qui initialement devait payer 1,5 million ce voit taxer à plus de 140 millions de francs ! Que ceux qui estiment que cette situation est normale osent le dire en public. On peut douter que le propos sera perçu positivement par ceux qui nous ont confié le mandat que nous exerçons.

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Aucune discrimination ne doit être tolérée à l’engagement. Si bien que j'ai planché sur une solution respectant ce principe érigé en dogme par certains.

Le « Contrat Citoyen » respecte la loi et favorise les entreprises qui prennent conscience de l’importance tant économique, sociologique qu’écologique du lieu de résidence de leurs employés.

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Voici ce que j'ai imaginé et ce qu'a proposé le groupe MCG comme modèle de Contrat Citoyen :

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 Contrat Citoyen
Conclut entre l’État de Genève, d’une part
Et
La société X, d’autre part
Il est arrêté et convenu ce qui suit ;

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Article 1
L’entreprise qui est à la recherche de personnel, s’engage à consulter en premier lieu l’Office Cantonal de l’Emploi à un guichet unique,

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Article 2
L’entreprise qui n’ayant pas obtenu satisfaction dans sa recherche conformément à l’article 1, étendra ses recherches sur le marché local genevois,

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Article 3
L’entreprise qui n’ayant pas obtenu satisfaction dans sa recherche conformément aux articles 1 et 2 en informera l’OCE en donnant la liste des personnes contactées. Elle pourra dès ce moment étendre ses recherches à l’UE,

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Article 4
L’entreprise s’engage à fournir, en tout temps et à première requête, tous documents en matière de recrutement de personnel, aux inspecteurs chargés de contrôler la bonne application du présent contrat, que les charges sociales sont payées et que les conventions collectives, si elles existent dans le secteur, sont respectées.

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Article 5
Le respect du présent contrat, donne droit pour l’entreprise à l’exonération partielle de la taxe professionnelle, un rabais fiscal de X %, une prime en sus des éventuelles ARE (Allocations Retour Emploi), pour chaque employé(e)s engagé(e)s conformément à l’article 1 du présent contrat au terme d’une période de 3 ans si l’entreprise a permis à l’employé(e) de suivre une formation continue,

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Que coûtera le « Contrat Citoyen » aux contribuables genevois ? Rien !

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Tout au contraire le fait d’octroyer des rabais fiscaux et autres abattements, aux entreprises sensibilisées à l’embauche de collaborateurs locaux, fera économiser d’importantes sommes à la collectivité. A commencer par les indemnités « de survie » qui sont versées chaque année à nos concitoyens tombés dans le besoin.

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N’oublions pas que le social est financé par les deniers publics et qu’en conséquence la réponse adéquate à la précarité ne peut pas être la subvention mais la prospérité. Celle-ci commençant par un travail.

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Eric Stauffer, député

18:19 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | |

Commentaires

M. Stauffer, vous savez trop bien que votre proposition est en contradiction avec les accords bilateraux. Et en plus, tout vous savez bien que les societes multinationales, les banques, et les organisations internationales ne sont pas a Geneve pour servir a l'interet des chomeurs du plus petit canton de Suisse...

Écrit par : un confedere | 17/10/2007

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